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New York, le 27 juillet 2008
Lorsque vous lirez ces lignes, nous serons peut-être rentrés à Colombes. Ces deux dernières semaines, nous n'aurons pas su nous empêcher de penser beaucoup au retour. Nous l'avons même un peu préparé, entre les mails que Christine reçoit pour la reprise de son travail et la recherche d'un opérateur pour avoir une nouvelle ligne téléphonique à la maison.
Nous finissons notre voyage par deux grandes villes que nous connaissons déjà et que nous voulions faire découvrir aux enfants : Chicago, où Laurent avait passé 2 jours en 2002 (pour son boulot) et New York, où nous étions déjà venus ... en 1994, pour notre voyage de noces ! Cela ne nous rajeunit pas !
Chicago est une très belle ville, agréable à vivre (en tout cas en été). Elle occupe les rives du lac Michigan (quasiment une mer, on ne voit pas l'autre coté). C'est la ville où ont été inventés les gratte-ciels. Non seulement il y en a partout, mais en plus ils continuent d'en construire. Mais contrairement à la plupart des autres grandes villes (aux US et ailleurs), l'ensemble parait harmonieux et aéré, alors qu'à New York il est hétéroclite et étouffant.
Nous ne sommes pas spécialement fana de tours, mais ici elles sont assez jolies. Chaque tour parait avoir fait l'objet d'un concours d'architecture, qu'elle soit ancienne (Tribune Tower) ou toute nouvelle (Trump Tower, toujours en cours de construction). Il n'y a que la plus grande, Sears Tower, qui soit un peu banale. Ci-dessous, la plus grande tour est le John Hancock center (338 mètres).
Nous arrivons à Chicago le mardi 15 juillet. Après un court trajet depuis l'aéroport, entassés à 10 dans un minibus, nous nous installons dans l'hôtel-résidence que nous avons réservé depuis la Californie. Bonne surprise, la chambre est très grande, composée de deux pièces, et le petit-déjeuner est compris. Il y a même une piscine, une salle de gym et internet !
Le premier soir, nous partons diner à Pizzeria Uno, l'inventeur mondial de la pizza « épaisse » : la pâte fait 5 centimètres d'épaisseur. Nous sommes affamés, n'ayant rien avalés depuis le matin. Il nous faudra pourtant attendre une heure pour pouvoir nous asseoir à une table, tout cela pour une pizza qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Le mercredi, nous partons à la découverte de la ville. Comme toujours dans ces cas là, on marche beaucoup et nous rentrons à l'hôtel épuisés. Nous avons quand même la force de ressortir et de prendre le métro pour notre intermède culturel de la semaine : nous allons voir « Blue man Group », un spectacle qui se joue simultanément dans plusieurs villes des US. Critère principal pour choisir le spectacle : c'est uniquement visuel, pas besoin de comprendre l'anglais. C'était une condition sine qua non pour Garance, qui menaçait de rester à l'hôtel. Nous ressortons tous enchantés : c'était drôle, dynamique et original.
Le jeudi, sous les pavés, c'est la plage. Nous allons au bout de Michigan Avenue (les Champs Elysées du coin) et nous installons sur le sable fin, face au lac. Il n'y a pas trop de monde (le week-end, il parait que c'est bondé) mais il fait trop chaud, et l'eau est trop froide (surtout pour Laurent) : nous ne restons pas trop longtemps.
Le lendemain, nous rejoignons les autres touristes pour un tour en bateau sur le lac et sur la rivière « Chicago ». Cette dernière est unique au monde : comme elle ramenait vers Chicago tous les déchets des environs, ce qui posait de graves problèmes d'hygiène et d'odeurs, les américains ont tout simplement inversé son cours ! Elle coule maintenant dans l'autre sens, c'est-à-dire que c'est l'eau du lac et les déchets de Chicago qui partent dans la rivière qui rejoint Saint-Louis, le Mississipi et le Golf du Mexique !
Le samedi, nous complétons notre visite de Chicago par le loop (le quartier des affaires, encerclé par une boucle formée par le métro aérien) et par la gare centrale de Chicago : Deux jours plus tôt, nous avons loué le DVD des « Incorruptibles » et nous voulions voir le « vrai » décor du film (c'est là où il y a une fusillade pendant que la poussette descend les escaliers de la gare).
Le soir, nous partons boire un verre tout en haut du Hancock center (96 étages), vue imprenable sur la ville et le lac.
Le dimanche, pour compléter notre intégration et tenter de ressembler à la famille type américaine, nous partons au stade pour assister au match qui oppose les White Sox de Chicago aux Royals de Kansas City. Il s'agit, vous l'avez compris, de base-ball. Nous passons une très bonne après-midi, parvenant à nous passionner pour le match (très serré, mais les White Sox finiront par perdre) et même à comprendre quelques règles de ce sport. Les « Strike » et « Home Run » n'ont plus de secret pour nous. A peine rentré à l'hôtel, Antoine se précipite sur internet pour trouver un club dans les Hauts-de-Seine...
Le lundi 21 juillet, nous prenons notre dernier vol avant celui, fatidique, du retour. Dès l'origine, nous avions décidé de finir par New York, surement la ville la plus extra-ordinaire (au sens premier du terme) du monde.
Avec un peu de difficultés, nous avons réservé un hôtel depuis Chicago. Si nous nous y étions pris plus tôt, nous aurions peut-être pu trouver un appartement à sous-louer, comme à Sydney...
Notre chambre pour 4 est plutôt petite (surtout comparée à celle de Chicago), mais l'hôtel est propre et très bien situé à Mid Town (28ème rue, entre la 6ème et la 7ème avenue, tout près du métro).
Comme à Chicago, notre premier souci est de nous rendre au centre d'information pour lister les TO DOs de la semaine et acheter notre MetroCard qui permet un accès illimité au métro et aux bus. Chose surprenante, l'employé de la RATP New Yorkaise nous dit qu'il trouve les tickets chers, nous conseille de ne pas payer pour Garance, et suggère qu'elle passe sous les tourniquets du métro ! Toute la semaine, Garance jouera donc les resquilleuses avec bonne conscience.
Nous voulions voir une pièce à Broadway, mais avec les mêmes contraintes de langage qu'à Chicago, nous allons voir un spectable « Off-Broadway », Stromp, où 8 percussionnistes se déchainent pendant 2 heures et avec tous les instruments possibles (des balais, des boites d'allumettes, des journaux, ...). Bien, mais pas extraordinaire.
Nous parcourons Manhattan en tous sens à pied, en bus et en métro, pour essayer de ne rien rater. Il y a 14 ans, nous n'y avions passé que 2 jours et nous n'avions pas vu grand-chose. Cette fois, nous complétons notre connaissance de Big Apple.
Lundi : Times Square et le quartier de notre hôtel. Immédiatement, nous ressentons le même sentiment qu'il y a quatorze ans, en constatant la frénésie de la circulation et des New Yorkais.
Les magasins ne semblent jamais fermer (ni le soir, ni le week-end). Les taxis klaxonnent tant qu'ils peuvent, et les New Yorkais courent d'un magasin à l'autre.
Dans les rues, on entend beaucoup parler espagnol (et français !).
A l'époque, nous nous étions dit que Paris ressemblait à une petite ville de province. Aujourd‘hui, les enfants nous disent que New York les fait penser à Hong Kong !
Mardi : Statut de la Liberté, Ellis island (la petite île où les douaniers américains « accueillaient » tous les immigrants au début du XXème siècle), Downtown, Wall Street et Ground 0 (où s'élevaient les tours du World Trade Center), qui n'est qu'un immense chantier.
Mercredi : 5ème avenue, Rockefeller Center, 3 heures de culture au Metropolitan Museum (c'est lui ou le Louvre le plus grand musée du monde ?) et un premier aperçu de Central Park
Jeudi : Upper West Side et Central Park, où nous commençons notre entrainement intensif de baseball. Nous comptons bien représenter la France pour les JO de 2012 (mais il y a encore du boulot !).

Central Park est vraiment un parc superbe, et nous y passons presque toute la journée. En plus, on retrouve des décors de films tous les 100 mètres !
Vendredi : Tribeca, Soho, Little Italy et Greenwich Village
Samedi : Brooklyn Bridge, une petite ballade dans Brooklyn, et à nouveau Times Square
Dimanche : Une heure de métro pour rejoindre Coney Island, une plage au bord de l'atlantique où une sorte de Luna Park a été installée dans les années 50. Il n'a pas du être beaucoup rénové depuis ! Les enfants font quelques tours de manège, mais malheureusement le temps n'est pas terrible et nous devons écourter la ballade le long de l'océan.
En rentrant, nous faisons un détour pour avoir un rapide aperçu d'Harlem.
Ce soir, nous avons fait un dernier diner dans un restaurant qui affichait « Best burgers in NYC ! ». Demain, nous prenons l'avion à 21h30. Après avoir libéré notre chambre, nous laisserons les bagages à l'hôtel et irons visiter le building des Nations-Unis. Beau symbole pour un dernier jour de tour du monde, non ?
Mardi, nous serons à Paris. Ainsi s'achève 10 mois et demi d'un voyage fantastique. Mais il est encore un peu tôt pour conclure : il nous reste environ 36 heures ! Nous allons en profiter un maximum et vous attendrez que nous soyons rentrés pour lire la conclusion...
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Vous aller retrouver le train train quotidien
Merci de m'avoir fait rever pendant 11 mois je n'ai jamais raté vos rubriques. Peut etre un de ces jours à Cannes nous vous rencontrerons . Pour le prochain voyage j''en suis. DeniseG
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