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Chicago, le 15 juillet 2008
Dans 15 jours, on rentre. On commence à avoir du mal à ne pas y penser. Les enfants ne semblent pas trop peinés - ils vont enfin retrouver leurs jeux vidéos ! Les parents sont moins enthousiastes : il va falloir reprendre la vie quotidienne, préparer la rentrée des classes, repartir au boulot, ...
En attendant, nous voici à San Francisco. La ville nous plait tout de suite, même si il fait un petit peu frisquet. Nous trouvons un hôtel au nom français, « l'hôtel des arts », dont chaque chambre a été décorée par un artiste local. Le notre était du genre « gothique » !
Le quartier jouxte Chinatown. Le vendredi, c'est par là que nous commençons notre premier jour de visite, par une longue ballade que nous poursuivons vers Telegraph Hill puis vers les « Piers » qui bordent la baie de San Francisco. La baie et le fameux Golden Gate Bridge sont presque continuellement recouverts d'une brume épaisse.
Nous rejoignons en fin de journée notre hôtel en prenant le Cable Car, tramway local mû par des câbles placés sous la route, qui lui permettent de gravir les collines escarpées de la ville. C'est le moyen de locomotion préféré des touristes, et cela se voit : 1 heure d'attente ! On ne le fera qu'une fois...
Le lendemain, réveil aux aurores (7h, c'est tôt pour nous) pour prendre le premier bateau pour Alcatraz. Nous pensons ainsi échapper aux hordes de touristes en ce week-end de fête nationale. Mais quand nous arrivons, c'est déjà complet ! La première place disponible, c'est mardi prochain. Nous nous contenterons donc d'une vue d'Alcatraz, de loin (l'île au milieu de la baie, sur la photo en haut à gauche).
A la place, nous décidons de faire une ballade en vélo. Nous choisissons un loueur au hasard, et c'est alors que survient ce qui aurait pu être une catastrophe : la charmante loueuse de vélo, toute contente d'exercer son français, nous demande notre carte de crédit, la passe sur sa machine type « fer à repasser » ... et casse un morceau de la carte, c'est-à-dire de notre seul moyen de subsistance ! La jeune fille est toute penaude, nous fait une remise sur les vélos, mais cela ne résout pas notre problème. Heureusement, les distributeurs acceptent les cartes abimées, et nous pouvons continuer notre voyage sans être obligé de mendier.
Nous partons pour une grande ballade en vélo (et en tandem pour Antoine et Laurent) en longeant la marina de San Francisco, en prenant le Golden Gate (toujours dans le brouillard) et en rejoignant la petite ville de Sausalito, sur la partie nord de la baie.
Nous revenons vers San Francisco en Ferry, les enfants se déclarant trop fatigués pour revenir en pédalant. La jeunesse n'est plus ce qu'elle était...
Le lendemain, dernière journée à San Francisco, nous partons en voiture pour l'Exploratorium, sorte de Palais de la découverte San-Franciscain (assez décevant), puis nous nous amusons à arpenter les rues de la ville (on a un peu l'impression d'être dans des montagnes russes). Nous déjeunons sur la plage qui borde le Pacifique, à l'ouest de la ville, passons par le quartier bohème (où sont nés les mouvements hippies dans les sixties), et repassons une nouvelle fois le Golden Gate, en voiture cette fois. La brume s'est enfin dissipée.
Le lundi matin, nous quittons San Francisco pour rejoindre le parc Yosemite, vers l'est. En fait, nous roulons une grande partie de la journée. Nous ne faisons qu'une halte pour déjeuner d'un mauvais hamburger (Antoine me souffle qu'il les a trouvé très bon...) au bord de la route, puis une autre au centre d'information du parc, pour préparer la journée du lendemain. Nous traversons ensuite Yosemite d'ouest en est pour nous rapprocher de Bodie, une ville fantôme abandonnée après la ruée vers l'or, et que nous voulons aussi visiter. Nous trouvons un bon motel tout près de Bodie, où nous croisons une autre famille française en vacances (des profs expatriés en Polynésie... Décidemment, l'éducation nationale est partie à la conquête du Pacifique!).
Le lendemain, nous arrivons parmi les premiers à Bodie pour découvrir ce que fut une ville de l'ouest il y a un peu plus d'un siècle. La ville est très bien conservée, et on s'attend à voir sortir les cow-boys des saloons.
Ensuite, nous regagnons le parc Yosemite et nous arrêtons à Tulomne Meadows, où nous avons repéré la veille une ballade sympa. Nous mettons donc (une dernière fois ?) nos chaussures de marche et partons pour 3 miles à l'assaut de Lembert Dome, au travers des superbes forêts de pins du parc.
Après cette marche, nous retraversons le parc, vers le sud cette fois. Juste avant la sortie, nous effectuons un petit détour pour découvrir les fameux Sequoia Géant et convenir qu'on ne pourrait pas en mettre un dans notre jardin...
Une fois sortis du parc, nous partons vers le sud. Les français rencontrés au motel de Bodie nous ont informés que la route côtière entre San Francisco et Los Angeles est fermée en plusieurs endroits, à cause des feux de forêts. Encore une fois, nous changeons d'itinéraire et décidons de renoncer à Carmels et Monterey, pour filer directement vers Santa Barbara.
Nous nous arrêtons pour la nuit dans la belle ville de Fresno (nous n'y avons vu que des motels et des fast-foods), et arrivons le mercredi après-midi à Santa Barbara : grande plage, rue principale bordée d'une multitude de cafés, restaurants, et boutiques en tous genres et un excellent restaurant de fruits de mer au port, mais qui se mérite : une heure d'attente pour avoir une table, et c'est apparemment la même chose tous les soirs.
Nous passons 48 agréables heures à Santa Barbara, dans un motel face à la plage, avec une piscine et plein de mexicains bruyants dedans.
Le vendredi, nous partons vers le sud. Nous repassons Los Angeles et, sur la route de San Diego, nous nous arrêtons à San Clemente. Séquence souvenir, Christine est venue ici il y a 25 ans passer 3 semaines dans une famille. Elle a conservé l'adresse, et nous retrouvons très vite la maison de sa jeunesse californienne. Malheureusement, sa famille d'accueil a depuis déménagé. Nous nous lançons dans une véritable enquête policière pour retrouver la famille Leste, d'abord au Post Office (fermé), puis sur internet (nous retrouvons les noms de tous les membres de la famille, mais ni téléphone ni adresse) et enfin chez un agent immobilier dont le fils, nous a-t-on affirmé, a jadis fréquenté la jeune fille de la famille (qui doit maintenant avoir quarante ans, elle aussi) ! Malgré tous ces efforts, nous n'arriverons pas à remettre la main sur Larry, Mary et leurs enfants.
Nous ne regrettons cependant pas les 24 heures que nous passons à San Clemente. C'est une petite ville de vacances, avec une grande plage et le traditionnel Pier. Antoine retrouve les joies du Bodyboard (c'est comme le surf, mais on reste couché sur la planche), qu'il avait découvert à Sydney. Nous y avons trouvé un bel appartement qui se loue à la journée, face à la plage, et pour moins cher qu'un motel moyen. Au dernier moment, nous essayons de prolonger notre séjour, mais l'appartement est déjà loué.
Nous partons alors pour la dernière étape californienne, San Diego. De toute façon, on ne peut pas aller beaucoup plus loin, on est à quinze miles du Mexique. Après nous être perdu à l'arrivée (il y a 72 sorties sur l'autoroute), passé plus d'une heure dans les bouchons (c'est samedi, et c'est l'heure où les américains quittent les plages), nous atteignons Pacific Beach, un quartier au nord de San Diego et, comme son nom l'indique, en bord de plage.
Le lendemain, Antoine et Garance essaient de se remémorer ce qu'ils ont appris à Bali (et un peu en Australie) et reprennent une leçon de surf. La passion leur revient !

Le lendemain, nous partons passé la journée au Sea World de San Diego. Un véritable zoo, avec ours polaires, otaries, pingouins, morses et d'autres plus rares, tels les belugas.
Nous y voyons surtout les exhibitions avec les dauphins et les orques, vraiment impressionnants.
En fin d'après-midi, nous reprenons la voiture et repartons vers Los Angeles, où nous prenons un vol le lendemain matin pour Chicago. Nous passons notre dernière nuit en Californie dans un motel près de l'aéroport.
Ainsi s'achève le mois et demi que nous avons passé dans l'ouest américain, dont la moitié en Californie. De notre tour du monde, ce sera la plus longue période sans prendre l'avion !
Nous avons tous aimé cette région et le mode de vie des américains. La Californie est vraiment une région où nous viendrions volontiers vivre : le climat, l'océan, les grands espaces, tout y est. Mais contrairement à ce qu'on entend la plupart du temps, nous avons tous préféré Los Angeles à San Francisco.
Pour autant, les Etats-Unis ne seront pas forcément le pays que nous aurons préféré faire pendant ce tour du monde. C'est sûrement trop proche de la France, on s'y sent un peu trop en terrain connu. Il y manque le parfum « d'ailleurs » que nous avons adoré au Laos, à Bali ou Amérique du sud.
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