Tout autour de la terre...

316 jours pour faire le tour du monde

Menu
Rubriques
Derniers articles
D'autres familles autour du monde
Billet 4 sur 37
Page précédente | Page suivante

[ Ajoutez notre blog à vos favoris ]

Déjà connexions...


7/07/2008 - Du Wyoming à l'Oregon
Publié dans 15 USA

San Francisco, le 3 juillet 2008

Nous atteignons Jackson, au nord-ouest du Wyoming, le samedi 21 juin en milieu d'après-midi. Cette ville marque la porte sud du parc national de Grand Téton, ainsi nommé par des trappeurs français qui fantasmaient sur le sommet des montagnes...

Nous dépassons un peu Jackson pour trouver un camping plus près du parc. Celui que nous dénichons n'est pas terrible et, comme souvent, horriblement cher. Les villages aux alentours ont tous des airs de station de ski (ce qu'ils sont en hivers).

Nous passons le dimanche à visiter le parc. Pour nous mettre en jambe avant Yellowstone, nous partons pour une petite ballade de 4 miles, ce qui fait râler les enfants. Nous espérons voir un ours, en vain. Nous nous contentons des paysages, ce qui n'est déjà pas mal.
 

 

Grand Téton est situé à environ 50 miles au sud de Yellowstone, où nous arrivons lundi midi. Yellowstone est le plus grand, l'un des plus anciens et surement le plus connu des parcs américains, et à juste titre. Au milieu des montagnes rocheuses, il cumule des paysages sublimes, une très forte activité géothermale (la moitié des geysers de la planète sont ici) et la possibilité de voir de très nombreux animaux sauvages.

 

Nous consacrons le premier après-midi à faire le sud-est du parc, le long du lac Yellowstone. Ici, c'est un peu comme un Safari : on roule, et quand on voit un attroupement de voiture, c'est qu'il y a un animal à voir !

Sauf que les LandCruisers sont remplacés par des gros Pick-up (ou par des campings-car !) et que les lions, les éléphants et les girafes sont remplacés par des ours, des loups et des bisons.

Au cours de notre séjour à Yellowstone, nous verrons aussi des cerfs, des élans et des castors.

 Le soir, nous nous arrêtons dans un des campings du parc. Depuis Monument Valley, nous avons perdu environ 30° et les nuits sont vraiment froides ! Il y a encore des plaques de neige un peu partout, et la première tâche des enfants en arrivant au camping est de trouver du petit bois pour allumer le feu de camp.

En discutant avec nos voisins (une famille de Boston), nous décidons de changer l'itinéraire pour la suite du voyage : au lieu de prendre la route la plus directe pour rejoindre la côte Pacifique, ce qui nous oblige à traverser les hautes montagnes de l'Idaho, nous prendrons la route la plus rapide, c'est-à-dire l'autoroute qui contourne ces montagnes par le Nord via le Montana, l'Idaho puis Washington.

En deux longues journées de route, nous pourrons ainsi être à Portand et avoir plus de temps pour descendre la côte de l'Oregon.

Du fait de ce nouveau parcours, nous aurons ainsi traversé les dix états de l'Ouest américain.

Le mardi, nous partons pour une longue randonnée de 14 kms. Il faut croire que les américains sont feignants, parce que malgré le monde qu'il y a à Yellowstone (nous sommes en début de haute saison, et il y a déjà foule sur les routes du parc), nous ne croiserons pas un seul autre randonneur de la journée ! Nous avons l'impression que le parc nous est réservé. On se sent très loin de toute vie humaine !

Coté vie animale, nous sommes un peu déçu de ne pas croiser d'ours : on nous a tellement mis en garde contre ce type de rencontre qu'on espérait bien y être confronté. Nous nous contentons d'un petit animal curieux qui nous observe le temps de notre pique-nique, et d'un cerf qui a servi de déjeuner à un ours quelques jours plus tôt.
 

Le mercredi, 3ème et dernier jour à Yellowstone, nous consacrons la journée aux geysers et autres sources d'eau chaude. Nous allons d'abord à Mammoth, au nord du parc, où on trouve ces terrasses minérales.

Puis, nous partons au sud-ouest où nous concluons la journée par « Old Faithful », le plus célèbre geyser du parc, aussi prévisible qu'un métronome : en fonction de la durée et de l'intensité de la dernière éruption, l'heure de la suivante peut être déterminée à la minute près.

Jeudi et vendredi, nous roulons : 850 miles (1360 kilomètres) en deux jours. La première journée, une immense forêt de pin occupe sans discontinuer les deux côtés de l'autoroute, sur plus de 600 kilomètres !

Notre séjour américain nous aura permis d'approfondir notre connaissance du monde merveilleux du camping. Avec notre camping-car de 10 mètres de long, nous avions cru au départ que nous allions être les rois du monde. C'était sans compter la folie des grandeurs des américains. En fait, quand nous arrivons dans un camping, nous avons la plupart du temps l'impression d'être en Twingo. A part nous, il y a deux types de campeurs américains :

  • le couple de retraité qui a un bus gigantesque aménagé en camping-car. Souvent, le bus tracte une voiture (genre petit 4x4), qui sert à aller faire les courses quand le bus est installé dans le camping. L'aménagement du bus est d'un tel luxe que, à coté, les chambres du Carlton ressemblent à celles d'un Ibis. Quand les retraités ne sont pas à coté de leur palace roulant, on les reconnait à leur chien (genre Yorkshire).
  • la famille de la classe moyenne. Monsieur tracte l'immense caravane avec son Dodge Pick-up V8, pendant que Madame tracte les Jet-ski ou le bateau avec la deuxième voiture (monospace ou SUV). Coté chiens, ceux là préfèrent les dogues allemands ou quelque chose qui y ressemble.

Les campings aux US sont assez différents de ceux de Nouvelle-Zélande et, à notre avis, plutôt moins bien. La taille des véhicules, et le fait qu'il y ait souvent « l'eau courante » (la plupart des places de camping sont équipés d'une arrivée d'eau et d'un « tout à l'égout », auxquels on peut relier le camping-car), font que les parties communes sont beaucoup moins développées. Les gens font la vaisselle et prennent leurs douches dans leur véhicule. En NZ, chaque camping possède une grande cuisine commune où nous faisions la vaisselle. Aux US, il n'y en a jamais.

Vendredi soir, nous arrivons à Portland, dont nous visiterons rapidement le centre le lendemain matin. C'est assez mort (forcément, un samedi...) et ce n'est pas très pratique de se promener en ville avec notre camion. Nous repartons donc vite pour atteindre Astoria, point le plus au nord de la côte de l'Oregon. A partir de là, nous allons passer 5 jours à longer le Pacifique pout atteindre San Francisco, 800 miles plus au sud.

Les deux premiers jours, les immenses plages se succèdent, entrecoupées de promontoires posés là pour nous permettre de profiter de la vue.

 

Un peu avant Florence, des colonies de lions de mer vivent à longueur d'années sur des plates-formes inaccessibles aux hommes (ci-dessous), et dans une immense grotte transformée en une sorte de « Loft » animalier, où les cars de touristes japonais peuvent jouer les voyeurs et observer tranquillement les mammifères marins se prélasser sur leurs rochers.

Chaque soir, nous reprenons le même rituel : recherche d'un camping qui ne soit pas complet, ramassage du petit bois, viande grillée sur le feu et partie de tarot.

Après Florence, pendant 50 miles, on ne trouve que d'immenses dunes de sable. C'est le royaume des Buggys et des Quads. Comme on ne peut monter qu'à 3 dans le buggy, nous louons aussi un Quad pour Antoine et nous partons sur nos deux engins pour une heure d'amusement entre les dunes et la plage. Cool.

Le mardi, nous arrivons à Gold Beach, dans le sud de l'Oregon. Ici l'attraction locale consiste à remonter la Rogue River sur des Jet-boat surpuissant - le notre possède 3 moteurs de 400 chevaux. Nous nous plions à la coutume et remontons 64 miles sur la rivière en un peu plus d'une heure trente (autant pour le retour). Cela nous permet d'admirer la beauté de la région, de voir de nombreux aigles et autres oiseaux qui habitent les berges de la rivière, et de nous amuser à l'occasion des multiples « 360 » que le pilote exécute tout au long du trajet. Nous sommes par contre un peu déçu par les sensations que nous nous attendions à ressentir - les  1200 CV sont très loin d'être utilisés, et la ballade est un peu pèpère.

Nous partons ensuite pour rejoindre San Francisco, où nous arrivons mercredi après-midi. En chemin, nous avons traversé les magnifiques forêts du nord de la Californie, où les arbres semblent faux tellement ils sont immenses.

Ce matin, nous avons rendu notre camping-car.
L'erreur bête de Monument Valley (cf article précédent) nous coûte cher : 800 $ ! Nous ne sommes peut-être pas faits pour le camping...

Une fois débarrassé de notre camion, nous filons à l'aéroport pour récupérer notre nouvelle voiture, puis nous rejoignons le centre de San Francisco. Nous avons déjà aperçu la baie hier, et maintenant nous avons hâte de découvrir la ville. Il n'y a que Christine qui la connait déjà - elle y est venue il y a 25 ans !


Ajouter un commentaire :: Envoyer cet article