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Moorea, le 24 février 2008
Il nous est arrivé un truc pas ordinaire. Vous vous rappelez du film avec Bill Murray, où il jouait un journaliste en reportage dans une petite ville, et qui se réveillait chaque matin le même jour ? C'est un peu ce qui nous est arrivé. Nous nous sommes réveillés, le vendredi 22 février à Auckland, y avons passé la journée. Le soir, nous avons pris l'avion et quand nous nous sommes réveillés le lendemain matin, nous étions ... le vendredi 22 février ! Magie du décalage horaire et de la ligne de changement de date.
Retour donc sur la deuxième moitié de notre séjour néo-zélandais. Après les glaciers, nous avons longé la côte ouest vers le nord. A partir de ce moment là, il a commencé à pleuvoir et cela ne s'est presque pas arrêté jusqu'à notre départ vers l'île du Nord. Le premier arrêt fut à Dolomite Point, pour voir les Pancake Rocks. Cela ressemble à des cailloux plats, superposés les uns aux autres. Les scientifiques ne savent pas expliquer comment cet empilement de couches de calcaires a pu se former.
Nous avons ensuite poursuivis cette longue journée de route (6 heures) jusqu'à Murchison, ville dont le seul intérêt est d'être traversé par la rivière Buller, une des meilleures pour le rafting dixit notre guide.
Malheureusement, les règles de sécurité en NZ sont nettement plus sévères, et beaucoup mieux respectées qu'en Indonésie. Du coup, la seule descente autorisée, étant donné l'âge des enfants, se rapprochera plus d'une jolie ballade sur la rivière que d'une descente en rafting à sensation comme nous en avions connue à Bali.
Dès la sortie du bateau, nous remontons dans notre camping-car direction Hanmer Spring, via Lewis Pass. Nous espérons ainsi échapper aux épouvantables sandflies, qui continuent de nous poursuivre depuis Milford Sound. Les routes sont toujours aussi sublimes, et ce sans interruption depuis le Tac Tekapo.
Hanmer Spring est une station thermale (et aussi, en hiver, une station de ski), alimentée par des sources d'eau chaude. Nous y passerons deux jours et trois nuits, pour nous relaxer et nous reposer du rythme rapide de nos déplacements depuis notre arrivée en NZ. Il faut dire qu'il y a tellement de choses à faire et à voir sur l'île du sud qu'il faudrait y passer au moins un mois ! Du coup, nous avons du renoncer à certaines régions (Nelson et les sounds, au Nord, Dunedin et sa presqu'île) et raccourcir notre séjour dans d'autres, qui auraient méritées plus de temps (Queenstown, Invercargill).
A Hanmer Spring, le camping jouxte un terrain de rugby, transformé par Antoine à la tombée de la nuit en un terrain de boomerang.
Jeudi 14 février, nous partons vers Kaikoura, situé sur la côte est, à 185 kms au nord de Christchurch. C'est l'un des rares endroits où l'on peut observer des baleines toute l'année, si prêt de la côte. Et c'est d'ailleurs pour cela que nous y allons. Mais nous jouons de malchance avec les mammifères marins (cf. notre rencontre décevante avec les dauphins Hector à Akaroa). Alors que nous nous sommes levés à 6h pour voir les gentils cétacés, tous les départs en bateau seront annulés les uns après les autres, pour cause de mer trop agitée. Nous attendrons jusque midi, trompant l'attente en allant voir les otaries sur la pointe rocheuse voisine.
Nous devons ensuite repartir vers Christchurch, terme de notre séjour dans l'île du sud, où un autre évènement nous attend : c'est aujourd'hui le début du top 14, compétition de rugby qui réunit 14 équipes régionales de l'hémisphère sud (5 néo-zélandaises, 5 sud-africaines et 4 australiennes). Nous ne pouvions pas quitter la Nouvelle-Zélande sans voir un match de rugby, et en plus les Crusaders (l'équipe de Christchurch) sont donnés favoris cet année. Nous avons donc assisté, sous la pluie, à la correction imposée par les Crusaders aux courageux Brumbies (de Brisbane en Australie). Beau spectacle, démarré par une cavalcade de « croisés » autour du stade et par une distribution d'épées en polystyrène et de heaumes en papiers aux enfants. Les Français n'ont rien à apprendre en termes de chauvinisme aux Kiwis : sifflements quand les Australiens tirent des pénalités, et illumination du stade dès que les joueurs locaux marquent un essai !
Au retour, un chauffeur de taxi nous demande si ce que lui a raconté un Anglais est vrai : Paris serait infesté de puces, parce que les Français ne lavent jamais leurs chiens....
Samedi 16 février, notre avion nous emmène à Napier, sur la façade est de l'île du Nord. Nous n'avons pas prévu de nous y arrêter, mais nous rentrons quand même en ville pour aller manger un morceau. Nous tombons au beau milieu des années folles ! Tous les ans, en février, la ville organise un week-end où tous les habitants s'habillent comme en 1931, année où un tremblement de terre a totalement détruit la ville. La ville a été ensuite reconstruite selon le style Art déco, et c'est aujourd'hui d'ailleurs à peu près son seul intérêt. Orchestre d'époque, concours de veilles voitures, rien ne manque...
Après cet intermède, nous partons pour le centre de l'île, dans la région des volcans, plus précisément dans le Tangariro national park. Il regroupe les 3 plus grands volcans actifs de Nouvelle Zélande, qui ont largement été utilisés dans le « Seigneur des anneaux » pour représenter le Mordor : le Ruapehu (les images de montagnes enneigées au début du film), le Ngauruhoe (la montagne du destin) et le Tongariro.
Nous rejoignons notre « château » (c'est le nom de l'hôtel), qui pratique des prix imbattables pour les chambres familles. Après presque 3 semaines de camping, nous apprécions le luxe de l'endroit, et les enfants ne quittent pratiquement pas la salle de cinéma installée à l'intérieur de l'hôtel.
Après une journée de repos (et de CNED), nous partons pour la randonnée la plus connue des environs : le Tangagiro Crossing. Nous avons hésité avant de nous lancer dans les 6 à 8 heures de marche annoncés, mais on nous a tellement vanté la beauté des paysages que même les enfants sont partant. Ils n'avaient pas bien mesuré la difficulté de l'exercice... 18,5 kilomètres, 750 mètres de dénivelé positif ...
Au départ, à 7h30, il ne fait pas chaud....
3 heures plus tard, la famille souffre

Mais les paysages sont sublimes, surtout quand nous passons sur les anciennes coulées de laves entre les cratères du Tangariro et du Ngauruhoe
A l'arrivée près du sommet, à 1900 mètres, c'est Garance qui est de loin la plus en forme. Mais il faut dire qu'elle n'a eu à « porter » que 26 kg...
Le lendemain, épuisés et pouvant à peine marcher (à cause des courbatures), nous partons vers Auckland. Au passage, nous traversons la zone géo-thermale située entre Taupo et Rauturoa :
Les Huka Falls
et Wai-0-Tapu Thermal Wonderland, sorte de parc où se trouve quantité de bains bouillonnants, de terrasses minérales, de lacs et de cavités fumantes, nous marcherons encore 1h30, avec une démarche robotisée par nos efforts de la veille

Le soir, quand nous arrivons à Auckland, impossible de trouver un hôtel ! Il y a parait-il un concert d'une rock-star anglaise non identifiée, et nous devons nous rabattre sur un « backpacker », sorte d'auberge de jeunesse qui nous rappelle la nôtre.
Le lendemain, ce sera journée française : petit déjeuner à « Eiffel En Eden », boulangerie française où nous dégustons de sublimes pains au chocolat, puis déjeuner au « Bouchon », créperie quasi-bretonne, et nous terminons la journée au cinéma (le 1er depuis 6 mois), à l'occasion du festival du film français, pour voir (en version originale) « Je crois que je l'aime », comédie très parisienne avec Vincent Lindon et Sandrinne Bonnaire.
Nos deux derniers jours en NZ seront occupés à visité le centre ville et quelques uns des quartiers limitrophes, où les vues sont souvent sublimes.
La vue du Mont Eden
Les plages de sable noir de Piha
Les plages du North Shore
A l'unanimité, la Nouvelle-Zélande est le plus beau pays que nous ayons vu, et se place déjà dans nos favoris du tour du monde.
Vendredi soir, nous sommes donc partis vers la Polynésie, où nous sommes arrivés vendredi matin. A peine débarqués, nous avons pris un Ferry pour Moorea où nous allons passé nos deux premières semaines. On vous racontera cela plus tard, mais on peut déjà vous dire que le décor n'est pas mal non plus...
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