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Luang Prabang, le 5 novembre 2007
Les habitants de Luang Prabang n'avaient pas été informés de deux choses :
- ils ne savaient pas que nous arrivions et, du coup, cela a été très dur de trouver un hôtel. Alerté par notre expérience à Vientiane, nous avions bien essayé de réserver la veille de notre départ pour Luang Prabang, mais chaque coup de fil se terminait invariablement par « Fully booked ». Nous avons alors décidé de tenter notre chance en faisant du porte à porte à notre arrivé. Mais nous n'en avons pas eu besoin : a l'aéroport, nous avons croisé une grande famille qui accompagnait leur fils/frère adoptif, qui venait à 35 ans rencontrer ses parents laotiens. Ils ont gentiment proposés d'appeler leur hôtel, à qui il restait justement une chambre de libre. Même si cet hôtel n'était pas terrible, cela nous a bien dépanné pour la première nuit et nous a permis d'avoir le temps d'en trouver un correct.
- ils ne savaient pas non plus que la saison des pluies était finie. Il a plus à peu près tout le temps jusque hier. Pas de grosses averses tropicales, mais plutôt une petite pluie fine et persistante, à la bretonne. Cela nous aura au moins permis de sortir les Kway de leurs pochettes où ils étaient enfermés depuis notre départ.
Luang Prabang est une petite ville (26 000 habitants) super agréable, avec un temple tous les 50 mètres, et un hôtel tous les 30, le tout le long du Mékong.
C'est évidement très touristique, mais cela reste très agréable parce qu'il y a beaucoup de choses à voir dans les environs, et que les touristes ne restent pas agglutinés tous au même endroit. C'est une ville qui reste aussi très marquée par le colonialisme français (peut-être plus que Vientiane) avec de nombreux bâtiments construits par les français (surtout les écoles), des maisons de type « colonial », les cartes des restos pour la plupart traduite en français. Et les baguettes et les croissants de Luang Prabang sont un argument de poids pour ceux qui soulignent les aspects « positifs » du colonialisme français ...
Luang Prabang est aussi une ville où il y a beaucoup de choses à acheter, et notamment tout ce qui peut se faire en soie.
Après un mois et demi de privation, les marchés de Luang Prabang ont eu raison des bonnes intentions de Christine. Une vrai Razzia. Comme nous ne pouvons pas tout emporter, nous sommes allés ce matin à la Poste pour expédier en France les nappes, serviettes et autres housses de couettes récemment acquises. Emporté par notre élan, il semble même que nous ayons renvoyé notre guide du Laos. Impossible de remettre la main dessus, juste la veille de notre départ vers les villages perdus du Sud, où nous ne risquons pas de trouver une librairie avec des « Lonely Planet ».
C'est en négociant la nappe avec le beau-frère de la couturière-vendeuse que celui-ci nous a proposé une ballade (un treck comme on dit maintenant) avec visite de villages Hmong et découverte des chutes d'eau. Le beau frère en question est lui-même un Hmong originaire d'un village situé plus loin dans la montagne.
Les Hmongs sont une des nombreuses ethnies qui composent le peuple Lao. Ils sont plutôt plus pauvres que les autres, et ont eu quelques difficultés avec le régime actuellement au pouvoir (ils avaient un peu aidé les américains...)
La journée a surement été une des plus belles depuis que nous sommes partis. Après une demi-heure de tuk-tuk, nous avons traversé une rivière pour rejoindre le premier village Hmong.
Après la visite du village, nous avons passé pas mal de temps à l'école (3 classes d'enfants de moins de 10 ans) où bien sur Antoine et Garance ont eu la vedette. Puis nous sommes partis à pied pour rejoindre le second village.
Ce que notre guide (le beau-frère) n'avait pas prévu, c'est que la saison des pluies vient de se terminer et que les villageois n'ont pas encore réaménagé les chemins envahis par la végétation. La ballade « facile avec les enfants » a pris des allures d'excursion dans la jungle (toutes proportions gardées), d'autant que la terre était détrempée suite à la pluie incessante des derniers jours. C'est la première fois que nous nous sommes félicités d'avoir emmené des grosses chaussures de marche (franchement, pour le safari, on aurait pu s'en passer, on ne quitte presque pas le 4x4).
3 heures et quelques pauses plus tard, nous arrivons au second village, encore plus pauvre que le premier. Pendant le déjeuner, nous sommes la risée des enfants du village, mort de rire de voir des « falang » manger maladroitement notre riz gluant avec les mains, où nous étrangler avec la salade de papaye soit disant « un peu épicé » (cela ressemblait à du piment, en plus fort). « Falang » signifiait au départ « français » mais par extension, cela désigne maintenant tous les occidentaux.
Après le déjeuner, c'est reparti pour 2 heures de marche jusqu'au cascade de Tat Sae. Superbes chutes sur les marches d'un gigantesque escalier de calcaire où les enfants sont ravis de pouvoir se baigner.
En plus, juste à coté, il y avait des éléphants (nos premiers d'Asie) et les enfants ont pu leur donner des bananes à manger et les toucher. Bref, journée top pour tout le monde.
Il ne nous restait plus qu'à rejoindre notre point de départ en descendant la Nam Khan, un affluent du Mékong.
Le reste du séjour à Luang Prabang s'est écoulé paisiblement entre balades en vélo,
belotte et internet (les deux nouvelles passions des enfants qui y pensent et en parlent de 8h le matin à 10h le soir). Depuis que nous avons appris à utiliser Skype, les visites au Cyber Café sont aussi l'occasion d'appeler les copains / copines (le cyber café coûte 100 kip / minute, soit 0,5€/heure !).
Nous sommes maintenant à l'aéroport de Luang Prabang, attendant notre avion pour Vientiane. Nous posterons cet article ce soir, à l'hôtel. Demain, départ à 7h vers le Ban Na Hin, puis vers la grotte Tham Lot Kong Lo. Le Sala Hin Boun est le seul hôtel à proximité de ces grottes. Nous n'avons pas pu réserver (le téléphone semble HS dans la région), mais on nous a assuré que nous pourrions avoir une chambre. On croise les doigts.
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forte en informatique et je ne savais pas comment faire, ouf ce matin 8 11 vous etes au rendez vous
Le voyage se poursuit et nous dans la grisaille parisienne on reve
Merci au rédacteur du blog on s'imagine presque aec vous
votre tete va t'elle etre assez vaste pour emmagasiner tout
Pour moi encore du blog et encore du blog
Amitiès a vous quatre
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