Après les derniers « au revoir » à l'aéroport et une dernière mission donnée par Corinne aux enfants (une carte postale de chaque pays), c'est parti pour presque 24 heures de voyage.
Arrivé à Dar Es Salaam, deux imprévus : pour rejoindre Arusha, nous devrons passer par Zanzibar (c'est presque sur le chemin), et cela se fera plus tard parce que l'avion ne marche plus ! (« it doesn't work » a dit notre interlocuteur de ZanAir)
Moins d'une heure d'attente en fait pour embarquer dans un avion qui plait plus aux enfants que celui qui nous a amené de Londres : 2 hélices, 12 passagers (l'avion était plein), et voici la vue qu'Antoine avait depuis son siège :
Notre nouvel avion :
20 minutes plus tard, arrivée à Zanzibar, où nous reviendrons dans une semaine :
Arrivée à Arusha, nous avons fait connaissance avec notre guide francophone (Bruno) et notre chauffeur (nous l'avons appelé Dempsey, mais nous ne sommes pas vraiment sur que c'est son prénom). Tous les deux très sympas, et nous avons passé une semaine fantastique avec eux deux. Un bémol cependant pour chacun d'eux : Bruno parlait Français comme Laurent l'Allemand (il a arrêté en seconde, pour cause de résultats catastrophiques). Et Dempsey s'est endormi deux fois en conduisant en plein milieu du Serengeti. C'est un miracle si nous ne nous sommes pas retournés en sortant de la route (enfin, si on peut appeler cela une route).
Nous avons ensuite démarré le safari proprement dit. On vous passe les paysages merveilleux : le lac Manyara, la plaine du Serengeti (la savane africaine telle qu'on la voit dans les films. On s'attend à croiser Clark Gable poursuivi par Grace Kelly, ou John Wayne en train de faire la course contre un rhinocéros), et surtout la première vision du cratère Ngorongoro. C'est un cratère de 20 km de diamètre, résultat de l'explosion d'un volcan qui culminait à plus de 4000 mètres. Le fond du cratère est à 1800 mètre, les bords où sont situés tous les lodges à 2400 mètres. Le fond du cratère est un véritable concentré de la vie animale africaine. C'est même un des derniers endroits où on peut voir des rhinocéros. Il en resterait une vingtaine, mais nous n'avons malheureusement pas pu en trouver. C'est le seul animal qui manque à notre « tableau de chasse ». Pour ceux qui veulent avoir un petit aperçu de tout ça, allez sur l'album photo. Mais je ne crois pas qu'on soit super doué pour les photos, et franchement, elles ne donnent pas une vision fidèle de ces paysages. Pour vous rendre vraiment compte, il faudra aller en Tanzanie !
Dès notre première entrée dans un parc (celui du lac Manyara), nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un éléphant. Emotion garantie.
Une de nos grandes surprises a été de voir qu'on s'approchait très près des animaux, c'est-à-dire que parfois ils sont à moins d'un mètre de la voiture ! C'est vrai pour les zèbres, gnous, antilopes mais aussi pour les éléphants, les buffles et même les lionnes.
Nous avons aussi eu la chance de voir (mais d'un peu plus loin) des lionceaux, des guépards (dont 1 fois avec des petits), et même deux fois un léopard, qui est parait-il un des plus difficiles à observer.
Un soir, alors que nous regagnions notre bungalow après le diner, nous avons découvert devant notre porte quelques zèbres, quelques buffles et des hyènes... Impressionnant. Heureusement, il s'enfuient dès qu'ils aperçoivent nos lampes torches.
Pour finir avec le règne animal, il faut encore signaler que la principale activité des enfants pendant les safaris consistait en la chasse à la mouche Tsé-Tsé. Il faut dire qu'il y en a un paquet, et que leur piqure est à éviter. Il y avait donc parfois une véritable ambiance de champ de bataille dans notre 4x4.
Nous avons aussi fait un petit safari à pied sur les versants du Ngorongoro. Garance en a profité pour tuer un buffle et s'est assise sur les restes de sa victime. Vous remarquerez le « ranger » qui nous a accompagnés et son fusil pour le cas où l'on ferait des rencontres désagréables.
Au rayon des petits désagréments et galères qui parsèmeront vraisemblablement notre route, il y a eu Antoine qui n'a rien trouvé de mieux que de poser son appareil photo numérique (le seul que nous avons) ouvert (zoom sorti) sur son siège dans la voiture, et bien sur de s'asseoir dessus ensuite. Laurent a réussi à redresser le zoom tordu le soir, grâce à la pince/couteau/tournevis de voyage qu'avait amené le dernier père Noël.
Il y a eu aussi les multiples objets perdus et retrouvés (i-pod, lunettes, ...), la galère avec SFR pour débloquer la carte SIM, et enfin le mal de ventre (surtout pour Garance). Le hasard a d'ailleurs voulu que les premières personnes avec qui nous avons partagé notre table étaient français et surtout médecins. Christine a pu faire un peu de vente pour son labo et, pas rancunier, il a ausculté gratuitement Garance sur un canapé du bar.
Un dernier mot sur les lodges, mais une photo suffira (dans la piscine, de gauche à droite : Antoine et Christine)
Mardi, c'était le départ pour Zanzibar. Une dernière photo avec Bruno (à droite) et Dempsey (à gauche), et c'est parti pour la seconde partie de notre petit périple africain.
PS: les connexions sont super lentes ici, alors vous devrez attendre un peu pour qu on alimente les albums photos
dommage pour les guépards...J'espère que tu ne t'es pas faite piquée par la mouche Tsé-Tsé.
Ton mal de ventre est passé?
Je vais fêter mes 9 ans le samedi 6 octobre lorsque tu seras en Chine, j'aimerai que tu me rapportes quelque chose de la Chine, tu nous manqueras ce jour là.
Je t'embrasse et toute ta famille.
Angélique.
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