316 jours pour faire le tour du monde
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28/07/2008
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Dernière étape
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New York, le 27 juillet 2008
Lorsque vous lirez ces lignes, nous serons peut-être rentrés à Colombes. Ces deux dernières semaines, nous n'aurons pas su nous empêcher de penser beaucoup au retour. Nous l'avons même un peu préparé, entre les mails que Christine reçoit pour la reprise de son travail et la recherche d'un opérateur pour avoir une nouvelle ligne téléphonique à la maison.
Nous finissons notre voyage par deux grandes villes que nous connaissons déjà et que nous voulions faire découvrir aux enfants : Chicago, où Laurent avait passé 2 jours en 2002 (pour son boulot) et New York, où nous étions déjà venus ... en 1994, pour notre voyage de noces ! Cela ne nous rajeunit pas !
Chicago est une très belle ville, agréable à vivre (en tout cas en été). Elle occupe les rives du lac Michigan (quasiment une mer, on ne voit pas l'autre coté). C'est la ville où ont été inventés les gratte-ciels. Non seulement il y en a partout, mais en plus ils continuent d'en construire. Mais contrairement à la plupart des autres grandes villes (aux US et ailleurs), l'ensemble parait harmonieux et aéré, alors qu'à New York il est hétéroclite et étouffant.
Nous ne sommes pas spécialement fana de tours, mais ici elles sont assez jolies. Chaque tour parait avoir fait l'objet d'un concours d'architecture, qu'elle soit ancienne (Tribune Tower) ou toute nouvelle (Trump Tower, toujours en cours de construction). Il n'y a que la plus grande, Sears Tower, qui soit un peu banale. Ci-dessous, la plus grande tour est le John Hancock center (338 mètres).
Nous arrivons à Chicago le mardi 15 juillet. Après un court trajet depuis l'aéroport, entassés à 10 dans un minibus, nous nous installons dans l'hôtel-résidence que nous avons réservé depuis la Californie. Bonne surprise, la chambre est très grande, composée de deux pièces, et le petit-déjeuner est compris. Il y a même une piscine, une salle de gym et internet !
Le premier soir, nous partons diner à Pizzeria Uno, l'inventeur mondial de la pizza « épaisse » : la pâte fait 5 centimètres d'épaisseur. Nous sommes affamés, n'ayant rien avalés depuis le matin. Il nous faudra pourtant attendre une heure pour pouvoir nous asseoir à une table, tout cela pour une pizza qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Le mercredi, nous partons à la découverte de la ville. Comme toujours dans ces cas là, on marche beaucoup et nous rentrons à l'hôtel épuisés. Nous avons quand même la force de ressortir et de prendre le métro pour notre intermède culturel de la semaine : nous allons voir « Blue man Group », un spectacle qui se joue simultanément dans plusieurs villes des US. Critère principal pour choisir le spectacle : c'est uniquement visuel, pas besoin de comprendre l'anglais. C'était une condition sine qua non pour Garance, qui menaçait de rester à l'hôtel. Nous ressortons tous enchantés : c'était drôle, dynamique et original.
Le jeudi, sous les pavés, c'est la plage. Nous allons au bout de Michigan Avenue (les Champs Elysées du coin) et nous installons sur le sable fin, face au lac. Il n'y a pas trop de monde (le week-end, il parait que c'est bondé) mais il fait trop chaud, et l'eau est trop froide (surtout pour Laurent) : nous ne restons pas trop longtemps.
Le lendemain, nous rejoignons les autres touristes pour un tour en bateau sur le lac et sur la rivière « Chicago ». Cette dernière est unique au monde : comme elle ramenait vers Chicago tous les déchets des environs, ce qui posait de graves problèmes d'hygiène et d'odeurs, les américains ont tout simplement inversé son cours ! Elle coule maintenant dans l'autre sens, c'est-à-dire que c'est l'eau du lac et les déchets de Chicago qui partent dans la rivière qui rejoint Saint-Louis, le Mississipi et le Golf du Mexique !
Le samedi, nous complétons notre visite de Chicago par le loop (le quartier des affaires, encerclé par une boucle formée par le métro aérien) et par la gare centrale de Chicago : Deux jours plus tôt, nous avons loué le DVD des « Incorruptibles » et nous voulions voir le « vrai » décor du film (c'est là où il y a une fusillade pendant que la poussette descend les escaliers de la gare).
Le soir, nous partons boire un verre tout en haut du Hancock center (96 étages), vue imprenable sur la ville et le lac.
Le dimanche, pour compléter notre intégration et tenter de ressembler à la famille type américaine, nous partons au stade pour assister au match qui oppose les White Sox de Chicago aux Royals de Kansas City. Il s'agit, vous l'avez compris, de base-ball. Nous passons une très bonne après-midi, parvenant à nous passionner pour le match (très serré, mais les White Sox finiront par perdre) et même à comprendre quelques règles de ce sport. Les « Strike » et « Home Run » n'ont plus de secret pour nous. A peine rentré à l'hôtel, Antoine se précipite sur internet pour trouver un club dans les Hauts-de-Seine...
Le lundi 21 juillet, nous prenons notre dernier vol avant celui, fatidique, du retour. Dès l'origine, nous avions décidé de finir par New York, surement la ville la plus extra-ordinaire (au sens premier du terme) du monde.
Avec un peu de difficultés, nous avons réservé un hôtel depuis Chicago. Si nous nous y étions pris plus tôt, nous aurions peut-être pu trouver un appartement à sous-louer, comme à Sydney...
Notre chambre pour 4 est plutôt petite (surtout comparée à celle de Chicago), mais l'hôtel est propre et très bien situé à Mid Town (28ème rue, entre la 6ème et la 7ème avenue, tout près du métro).
Comme à Chicago, notre premier souci est de nous rendre au centre d'information pour lister les TO DOs de la semaine et acheter notre MetroCard qui permet un accès illimité au métro et aux bus. Chose surprenante, l'employé de la RATP New Yorkaise nous dit qu'il trouve les tickets chers, nous conseille de ne pas payer pour Garance, et suggère qu'elle passe sous les tourniquets du métro ! Toute la semaine, Garance jouera donc les resquilleuses avec bonne conscience.
Nous voulions voir une pièce à Broadway, mais avec les mêmes contraintes de langage qu'à Chicago, nous allons voir un spectable « Off-Broadway », Stromp, où 8 percussionnistes se déchainent pendant 2 heures et avec tous les instruments possibles (des balais, des boites d'allumettes, des journaux, ...). Bien, mais pas extraordinaire.
Nous parcourons Manhattan en tous sens à pied, en bus et en métro, pour essayer de ne rien rater. Il y a 14 ans, nous n'y avions passé que 2 jours et nous n'avions pas vu grand-chose. Cette fois, nous complétons notre connaissance de Big Apple.
Lundi : Times Square et le quartier de notre hôtel. Immédiatement, nous ressentons le même sentiment qu'il y a quatorze ans, en constatant la frénésie de la circulation et des New Yorkais.
Les magasins ne semblent jamais fermer (ni le soir, ni le week-end). Les taxis klaxonnent tant qu'ils peuvent, et les New Yorkais courent d'un magasin à l'autre.
Dans les rues, on entend beaucoup parler espagnol (et français !).
A l'époque, nous nous étions dit que Paris ressemblait à une petite ville de province. Aujourd‘hui, les enfants nous disent que New York les fait penser à Hong Kong !
Mardi : Statut de la Liberté, Ellis island (la petite île où les douaniers américains « accueillaient » tous les immigrants au début du XXème siècle), Downtown, Wall Street et Ground 0 (où s'élevaient les tours du World Trade Center), qui n'est qu'un immense chantier.
Mercredi : 5ème avenue, Rockefeller Center, 3 heures de culture au Metropolitan Museum (c'est lui ou le Louvre le plus grand musée du monde ?) et un premier aperçu de Central Park
Jeudi : Upper West Side et Central Park, où nous commençons notre entrainement intensif de baseball. Nous comptons bien représenter la France pour les JO de 2012 (mais il y a encore du boulot !).

Central Park est vraiment un parc superbe, et nous y passons presque toute la journée. En plus, on retrouve des décors de films tous les 100 mètres !
Vendredi : Tribeca, Soho, Little Italy et Greenwich Village
Samedi : Brooklyn Bridge, une petite ballade dans Brooklyn, et à nouveau Times Square
Dimanche : Une heure de métro pour rejoindre Coney Island, une plage au bord de l'atlantique où une sorte de Luna Park a été installée dans les années 50. Il n'a pas du être beaucoup rénové depuis ! Les enfants font quelques tours de manège, mais malheureusement le temps n'est pas terrible et nous devons écourter la ballade le long de l'océan.
En rentrant, nous faisons un détour pour avoir un rapide aperçu d'Harlem.
Ce soir, nous avons fait un dernier diner dans un restaurant qui affichait « Best burgers in NYC ! ». Demain, nous prenons l'avion à 21h30. Après avoir libéré notre chambre, nous laisserons les bagages à l'hôtel et irons visiter le building des Nations-Unis. Beau symbole pour un dernier jour de tour du monde, non ?
Mardi, nous serons à Paris. Ainsi s'achève 10 mois et demi d'un voyage fantastique. Mais il est encore un peu tôt pour conclure : il nous reste environ 36 heures ! Nous allons en profiter un maximum et vous attendrez que nous soyons rentrés pour lire la conclusion...
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18/07/2008
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San Clemente, 25 ans après
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Chicago, le 15 juillet 2008
Dans 15 jours, on rentre. On commence à avoir du mal à ne pas y penser. Les enfants ne semblent pas trop peinés - ils vont enfin retrouver leurs jeux vidéos ! Les parents sont moins enthousiastes : il va falloir reprendre la vie quotidienne, préparer la rentrée des classes, repartir au boulot, ...
En attendant, nous voici à San Francisco. La ville nous plait tout de suite, même si il fait un petit peu frisquet. Nous trouvons un hôtel au nom français, « l'hôtel des arts », dont chaque chambre a été décorée par un artiste local. Le notre était du genre « gothique » !
Le quartier jouxte Chinatown. Le vendredi, c'est par là que nous commençons notre premier jour de visite, par une longue ballade que nous poursuivons vers Telegraph Hill puis vers les « Piers » qui bordent la baie de San Francisco. La baie et le fameux Golden Gate Bridge sont presque continuellement recouverts d'une brume épaisse.
Nous rejoignons en fin de journée notre hôtel en prenant le Cable Car, tramway local mû par des câbles placés sous la route, qui lui permettent de gravir les collines escarpées de la ville. C'est le moyen de locomotion préféré des touristes, et cela se voit : 1 heure d'attente ! On ne le fera qu'une fois...
Le lendemain, réveil aux aurores (7h, c'est tôt pour nous) pour prendre le premier bateau pour Alcatraz. Nous pensons ainsi échapper aux hordes de touristes en ce week-end de fête nationale. Mais quand nous arrivons, c'est déjà complet ! La première place disponible, c'est mardi prochain. Nous nous contenterons donc d'une vue d'Alcatraz, de loin (l'île au milieu de la baie, sur la photo en haut à gauche).
A la place, nous décidons de faire une ballade en vélo. Nous choisissons un loueur au hasard, et c'est alors que survient ce qui aurait pu être une catastrophe : la charmante loueuse de vélo, toute contente d'exercer son français, nous demande notre carte de crédit, la passe sur sa machine type « fer à repasser » ... et casse un morceau de la carte, c'est-à-dire de notre seul moyen de subsistance ! La jeune fille est toute penaude, nous fait une remise sur les vélos, mais cela ne résout pas notre problème. Heureusement, les distributeurs acceptent les cartes abimées, et nous pouvons continuer notre voyage sans être obligé de mendier.
Nous partons pour une grande ballade en vélo (et en tandem pour Antoine et Laurent) en longeant la marina de San Francisco, en prenant le Golden Gate (toujours dans le brouillard) et en rejoignant la petite ville de Sausalito, sur la partie nord de la baie.
Nous revenons vers San Francisco en Ferry, les enfants se déclarant trop fatigués pour revenir en pédalant. La jeunesse n'est plus ce qu'elle était...
Le lendemain, dernière journée à San Francisco, nous partons en voiture pour l'Exploratorium, sorte de Palais de la découverte San-Franciscain (assez décevant), puis nous nous amusons à arpenter les rues de la ville (on a un peu l'impression d'être dans des montagnes russes). Nous déjeunons sur la plage qui borde le Pacifique, à l'ouest de la ville, passons par le quartier bohème (où sont nés les mouvements hippies dans les sixties), et repassons une nouvelle fois le Golden Gate, en voiture cette fois. La brume s'est enfin dissipée.
Le lundi matin, nous quittons San Francisco pour rejoindre le parc Yosemite, vers l'est. En fait, nous roulons une grande partie de la journée. Nous ne faisons qu'une halte pour déjeuner d'un mauvais hamburger (Antoine me souffle qu'il les a trouvé très bon...) au bord de la route, puis une autre au centre d'information du parc, pour préparer la journée du lendemain. Nous traversons ensuite Yosemite d'ouest en est pour nous rapprocher de Bodie, une ville fantôme abandonnée après la ruée vers l'or, et que nous voulons aussi visiter. Nous trouvons un bon motel tout près de Bodie, où nous croisons une autre famille française en vacances (des profs expatriés en Polynésie... Décidemment, l'éducation nationale est partie à la conquête du Pacifique!).
Le lendemain, nous arrivons parmi les premiers à Bodie pour découvrir ce que fut une ville de l'ouest il y a un peu plus d'un siècle. La ville est très bien conservée, et on s'attend à voir sortir les cow-boys des saloons.
Ensuite, nous regagnons le parc Yosemite et nous arrêtons à Tulomne Meadows, où nous avons repéré la veille une ballade sympa. Nous mettons donc (une dernière fois ?) nos chaussures de marche et partons pour 3 miles à l'assaut de Lembert Dome, au travers des superbes forêts de pins du parc.
Après cette marche, nous retraversons le parc, vers le sud cette fois. Juste avant la sortie, nous effectuons un petit détour pour découvrir les fameux Sequoia Géant et convenir qu'on ne pourrait pas en mettre un dans notre jardin...
Une fois sortis du parc, nous partons vers le sud. Les français rencontrés au motel de Bodie nous ont informés que la route côtière entre San Francisco et Los Angeles est fermée en plusieurs endroits, à cause des feux de forêts. Encore une fois, nous changeons d'itinéraire et décidons de renoncer à Carmels et Monterey, pour filer directement vers Santa Barbara.
Nous nous arrêtons pour la nuit dans la belle ville de Fresno (nous n'y avons vu que des motels et des fast-foods), et arrivons le mercredi après-midi à Santa Barbara : grande plage, rue principale bordée d'une multitude de cafés, restaurants, et boutiques en tous genres et un excellent restaurant de fruits de mer au port, mais qui se mérite : une heure d'attente pour avoir une table, et c'est apparemment la même chose tous les soirs.
Nous passons 48 agréables heures à Santa Barbara, dans un motel face à la plage, avec une piscine et plein de mexicains bruyants dedans.
Le vendredi, nous partons vers le sud. Nous repassons Los Angeles et, sur la route de San Diego, nous nous arrêtons à San Clemente. Séquence souvenir, Christine est venue ici il y a 25 ans passer 3 semaines dans une famille. Elle a conservé l'adresse, et nous retrouvons très vite la maison de sa jeunesse californienne. Malheureusement, sa famille d'accueil a depuis déménagé. Nous nous lançons dans une véritable enquête policière pour retrouver la famille Leste, d'abord au Post Office (fermé), puis sur internet (nous retrouvons les noms de tous les membres de la famille, mais ni téléphone ni adresse) et enfin chez un agent immobilier dont le fils, nous a-t-on affirmé, a jadis fréquenté la jeune fille de la famille (qui doit maintenant avoir quarante ans, elle aussi) ! Malgré tous ces efforts, nous n'arriverons pas à remettre la main sur Larry, Mary et leurs enfants.
Nous ne regrettons cependant pas les 24 heures que nous passons à San Clemente. C'est une petite ville de vacances, avec une grande plage et le traditionnel Pier. Antoine retrouve les joies du Bodyboard (c'est comme le surf, mais on reste couché sur la planche), qu'il avait découvert à Sydney. Nous y avons trouvé un bel appartement qui se loue à la journée, face à la plage, et pour moins cher qu'un motel moyen. Au dernier moment, nous essayons de prolonger notre séjour, mais l'appartement est déjà loué.
Nous partons alors pour la dernière étape californienne, San Diego. De toute façon, on ne peut pas aller beaucoup plus loin, on est à quinze miles du Mexique. Après nous être perdu à l'arrivée (il y a 72 sorties sur l'autoroute), passé plus d'une heure dans les bouchons (c'est samedi, et c'est l'heure où les américains quittent les plages), nous atteignons Pacific Beach, un quartier au nord de San Diego et, comme son nom l'indique, en bord de plage.
Le lendemain, Antoine et Garance essaient de se remémorer ce qu'ils ont appris à Bali (et un peu en Australie) et reprennent une leçon de surf. La passion leur revient !

Le lendemain, nous partons passé la journée au Sea World de San Diego. Un véritable zoo, avec ours polaires, otaries, pingouins, morses et d'autres plus rares, tels les belugas.
Nous y voyons surtout les exhibitions avec les dauphins et les orques, vraiment impressionnants.
En fin d'après-midi, nous reprenons la voiture et repartons vers Los Angeles, où nous prenons un vol le lendemain matin pour Chicago. Nous passons notre dernière nuit en Californie dans un motel près de l'aéroport.
Ainsi s'achève le mois et demi que nous avons passé dans l'ouest américain, dont la moitié en Californie. De notre tour du monde, ce sera la plus longue période sans prendre l'avion !
Nous avons tous aimé cette région et le mode de vie des américains. La Californie est vraiment une région où nous viendrions volontiers vivre : le climat, l'océan, les grands espaces, tout y est. Mais contrairement à ce qu'on entend la plupart du temps, nous avons tous préféré Los Angeles à San Francisco.
Pour autant, les Etats-Unis ne seront pas forcément le pays que nous aurons préféré faire pendant ce tour du monde. C'est sûrement trop proche de la France, on s'y sent un peu trop en terrain connu. Il y manque le parfum « d'ailleurs » que nous avons adoré au Laos, à Bali ou Amérique du sud.
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7/07/2008
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Du Wyoming à l'Oregon
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San Francisco, le 3 juillet 2008
Nous atteignons Jackson, au nord-ouest du Wyoming, le samedi 21 juin en milieu d'après-midi. Cette ville marque la porte sud du parc national de Grand Téton, ainsi nommé par des trappeurs français qui fantasmaient sur le sommet des montagnes...
Nous dépassons un peu Jackson pour trouver un camping plus près du parc. Celui que nous dénichons n'est pas terrible et, comme souvent, horriblement cher. Les villages aux alentours ont tous des airs de station de ski (ce qu'ils sont en hivers).
Nous passons le dimanche à visiter le parc. Pour nous mettre en jambe avant Yellowstone, nous partons pour une petite ballade de 4 miles, ce qui fait râler les enfants. Nous espérons voir un ours, en vain. Nous nous contentons des paysages, ce qui n'est déjà pas mal.
Grand Téton est situé à environ 50 miles au sud de Yellowstone, où nous arrivons lundi midi. Yellowstone est le plus grand, l'un des plus anciens et surement le plus connu des parcs américains, et à juste titre. Au milieu des montagnes rocheuses, il cumule des paysages sublimes, une très forte activité géothermale (la moitié des geysers de la planète sont ici) et la possibilité de voir de très nombreux animaux sauvages.
Nous consacrons le premier après-midi à faire le sud-est du parc, le long du lac Yellowstone. Ici, c'est un peu comme un Safari : on roule, et quand on voit un attroupement de voiture, c'est qu'il y a un animal à voir !
Sauf que les LandCruisers sont remplacés par des gros Pick-up (ou par des campings-car !) et que les lions, les éléphants et les girafes sont remplacés par des ours, des loups et des bisons.
Au cours de notre séjour à Yellowstone, nous verrons aussi des cerfs, des élans et des castors.
Le soir, nous nous arrêtons dans un des campings du parc. Depuis Monument Valley, nous avons perdu environ 30° et les nuits sont vraiment froides ! Il y a encore des plaques de neige un peu partout, et la première tâche des enfants en arrivant au camping est de trouver du petit bois pour allumer le feu de camp.
En discutant avec nos voisins (une famille de Boston), nous décidons de changer l'itinéraire pour la suite du voyage : au lieu de prendre la route la plus directe pour rejoindre la côte Pacifique, ce qui nous oblige à traverser les hautes montagnes de l'Idaho, nous prendrons la route la plus rapide, c'est-à-dire l'autoroute qui contourne ces montagnes par le Nord via le Montana, l'Idaho puis Washington.
En deux longues journées de route, nous pourrons ainsi être à Portand et avoir plus de temps pour descendre la côte de l'Oregon.
Du fait de ce nouveau parcours, nous aurons ainsi traversé les dix états de l'Ouest américain.
Le mardi, nous partons pour une longue randonnée de 14 kms. Il faut croire que les américains sont feignants, parce que malgré le monde qu'il y a à Yellowstone (nous sommes en début de haute saison, et il y a déjà foule sur les routes du parc), nous ne croiserons pas un seul autre randonneur de la journée ! Nous avons l'impression que le parc nous est réservé. On se sent très loin de toute vie humaine !
Coté vie animale, nous sommes un peu déçu de ne pas croiser d'ours : on nous a tellement mis en garde contre ce type de rencontre qu'on espérait bien y être confronté. Nous nous contentons d'un petit animal curieux qui nous observe le temps de notre pique-nique, et d'un cerf qui a servi de déjeuner à un ours quelques jours plus tôt.
Le mercredi, 3ème et dernier jour à Yellowstone, nous consacrons la journée aux geysers et autres sources d'eau chaude. Nous allons d'abord à Mammoth, au nord du parc, où on trouve ces terrasses minérales.
Puis, nous partons au sud-ouest où nous concluons la journée par « Old Faithful », le plus célèbre geyser du parc, aussi prévisible qu'un métronome : en fonction de la durée et de l'intensité de la dernière éruption, l'heure de la suivante peut être déterminée à la minute près.
Jeudi et vendredi, nous roulons : 850 miles (1360 kilomètres) en deux jours. La première journée, une immense forêt de pin occupe sans discontinuer les deux côtés de l'autoroute, sur plus de 600 kilomètres !
Notre séjour américain nous aura permis d'approfondir notre connaissance du monde merveilleux du camping. Avec notre camping-car de 10 mètres de long, nous avions cru au départ que nous allions être les rois du monde. C'était sans compter la folie des grandeurs des américains. En fait, quand nous arrivons dans un camping, nous avons la plupart du temps l'impression d'être en Twingo. A part nous, il y a deux types de campeurs américains :
- le couple de retraité qui a un bus gigantesque aménagé en camping-car. Souvent, le bus tracte une voiture (genre petit 4x4), qui sert à aller faire les courses quand le bus est installé dans le camping. L'aménagement du bus est d'un tel luxe que, à coté, les chambres du Carlton ressemblent à celles d'un Ibis. Quand les retraités ne sont pas à coté de leur palace roulant, on les reconnait à leur chien (genre Yorkshire).
- la famille de la classe moyenne. Monsieur tracte l'immense caravane avec son Dodge Pick-up V8, pendant que Madame tracte les Jet-ski ou le bateau avec la deuxième voiture (monospace ou SUV). Coté chiens, ceux là préfèrent les dogues allemands ou quelque chose qui y ressemble.
Les campings aux US sont assez différents de ceux de Nouvelle-Zélande et, à notre avis, plutôt moins bien. La taille des véhicules, et le fait qu'il y ait souvent « l'eau courante » (la plupart des places de camping sont équipés d'une arrivée d'eau et d'un « tout à l'égout », auxquels on peut relier le camping-car), font que les parties communes sont beaucoup moins développées. Les gens font la vaisselle et prennent leurs douches dans leur véhicule. En NZ, chaque camping possède une grande cuisine commune où nous faisions la vaisselle. Aux US, il n'y en a jamais.
Vendredi soir, nous arrivons à Portland, dont nous visiterons rapidement le centre le lendemain matin. C'est assez mort (forcément, un samedi...) et ce n'est pas très pratique de se promener en ville avec notre camion. Nous repartons donc vite pour atteindre Astoria, point le plus au nord de la côte de l'Oregon. A partir de là, nous allons passer 5 jours à longer le Pacifique pout atteindre San Francisco, 800 miles plus au sud.
Les deux premiers jours, les immenses plages se succèdent, entrecoupées de promontoires posés là pour nous permettre de profiter de la vue.
Un peu avant Florence, des colonies de lions de mer vivent à longueur d'années sur des plates-formes inaccessibles aux hommes (ci-dessous), et dans une immense grotte transformée en une sorte de « Loft » animalier, où les cars de touristes japonais peuvent jouer les voyeurs et observer tranquillement les mammifères marins se prélasser sur leurs rochers.
Chaque soir, nous reprenons le même rituel : recherche d'un camping qui ne soit pas complet, ramassage du petit bois, viande grillée sur le feu et partie de tarot.
Après Florence, pendant 50 miles, on ne trouve que d'immenses dunes de sable. C'est le royaume des Buggys et des Quads. Comme on ne peut monter qu'à 3 dans le buggy, nous louons aussi un Quad pour Antoine et nous partons sur nos deux engins pour une heure d'amusement entre les dunes et la plage. Cool.
Le mardi, nous arrivons à Gold Beach, dans le sud de l'Oregon. Ici l'attraction locale consiste à remonter la Rogue River sur des Jet-boat surpuissant - le notre possède 3 moteurs de 400 chevaux. Nous nous plions à la coutume et remontons 64 miles sur la rivière en un peu plus d'une heure trente (autant pour le retour). Cela nous permet d'admirer la beauté de la région, de voir de nombreux aigles et autres oiseaux qui habitent les berges de la rivière, et de nous amuser à l'occasion des multiples « 360 » que le pilote exécute tout au long du trajet. Nous sommes par contre un peu déçu par les sensations que nous nous attendions à ressentir - les 1200 CV sont très loin d'être utilisés, et la ballade est un peu pèpère.
Nous partons ensuite pour rejoindre San Francisco, où nous arrivons mercredi après-midi. En chemin, nous avons traversé les magnifiques forêts du nord de la Californie, où les arbres semblent faux tellement ils sont immenses.
Ce matin, nous avons rendu notre camping-car.
L'erreur bête de Monument Valley (cf article précédent) nous coûte cher : 800 $ ! Nous ne sommes peut-être pas faits pour le camping...
Une fois débarrassé de notre camion, nous filons à l'aéroport pour récupérer notre nouvelle voiture, puis nous rejoignons le centre de San Francisco. Nous avons déjà aperçu la baie hier, et maintenant nous avons hâte de découvrir la ville. Il n'y a que Christine qui la connait déjà - elle y est venue il y a 25 ans !
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26/06/2008
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En remontant le Colorado
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Yellowstone, le 24 juin 2008
Bon anniversaire Oscar !
C'est donc parti pour notre seconde aventure de camping-cariste. Cette fois, nous avons vu les choses en grand : 29 pieds de long - soit 8,7 mètres, 1,2 mètres de plus qu'en Nouvelle-Zélande.
Nous en prenons possession le jeudi 12 juin en début d'après-midi, à Las Vegas. Après l'arrêt obligatoire au Wal Mart pour remplir les placards et le frigo, un second arrêt au McDo pour remplir les estomacs, nous quittons Las Vegas et partons dans le désert, direction le Grand Canyon. Au bout de quelques kilomètres, nous passons du Nevada à l'Arizona. La route est déjà superbe. Nous passons notre première nuit dans le camping-car à Kingman, ville quasi-fantôme sur la route 66.
Le lendemain, nous terminons les 300 miles qui séparent Las Vegas du Grand Canyon. Nous nous installons dans un des campings du parc. Nous comprenons vite que, comme en Nouvelle Zélande, le camping sauvage est quasi impossible aux Etats-Unis, en tout cas près des grands parcs. C'est d'autant plus dommage que certains d'entre eux (et c'est le cas au Grand Canyon) n'ont aucun équipement mis à part l'emplacement pour faire un feu et une table de pique-nique (pas d'électricité, pas d'arrivée d'eau, etc.). Tous les inconvénients des campings sans les avantages.
A peine arrivés, nous partons à pied découvrir le grand canyon. La première vision est assez impressionnante. Le premier mot qui vient à l'esprit (et il s'applique aussi aux autres paysages que nous verrons durant notre périple dans l'ouest américain), c'est « grandiose ». C'est profond, très large et très long. On voit le paysage à plus de 100 kilomètres.
Après une première ballade le long du bord du Canyon, nous partons le lendemain matin sur un chemin qui descend vers le fond du Canyon, mais nous nous arrêterons à la première étape de la descente. Le Canyon, c'est le contraire de la montagne : on commence par le plus facile, et après on doit remonter ! Evidement, nous nous sommes débrouillés pour entamer la remontée à l'heure la plus chaude de la journée, et il fait très chaud ici.
Durant tout notre séjour dans l'Arizona et dans l'Utah, nous ne pourrons nous empêcher de penser aux décors du désert Australien : terre rouge, végétation rare et très sèche, température caniculaire. La différence, c'est le relief américain qui contraste avec l'immensité plate du bush australien.
Le samedi après-midi, nous partons pour un baptême : notre premier vol en hélicoptère.
Vu d'en haut, le décor est encore plus impressionnant, et ces 50 minutes resteront longtemps gravées dans nos mémoires.
Comme en Nouvelle Zélande, nous nous apercevons que nous n'aurons pas le temps de tout faire pendant nos 3 semaines de camping-car. Pourtant, vu d'hélicoptère, on se dit que la descente du Colorado (minimum 3 jours, maximum plusieurs semaines) doit être une expérience extraordinaire. Une idée à retenir pour une prochaine fois ?
Le soir, nous avons la visite de deux petites filles de 8 et 9 ans (Madison et Britney) qui viennent proposer de jouer avec Garance. La communication est un peu difficile, mais elles finissent par se lancer dans une partie de 7 familles auxquels les américaines ne comprennent rien, d'autant que le jeu a été acheté en Polynésie et que les noms des familles sont imprononçables pour elles.
Le dimanche, nous quittons Grand Canyon pour rejoindre Page, au bord du lac Powell. Le lac Powell est un immense lac artificiel né d'un barrage sur le Colorado. Sur plusieurs dizaines de kilomètres, il inonde ainsi les profonds canyons du Colorado et de ses affluents. Le lac est devenu est destination prisée pour les américains qui louent un bateau pendant une semaine et peuvent naviguer dans les méandres du lac sans presque jamais croiser personne.
Le lac est situé en limite de la réserve Navajo, sur la frontière entre l'Utah et l'Arizona. Au sud, c'est un désert de sable et de rocher sur laquelle rien ne pousse. Au nord, plusieurs parcs nationaux qui semblent plus beaux les uns que les autres, mais dont la visite nécessite une certaine préparation : seuls 20 visiteurs y sont autorisés par jour ! Dix sont proposés sur Internet (complet 4 mois à l'avance) et dix font l'objet d'un tirage au sort chaque matin, parmi ceux qui se sont présentés à l'entrée du parc. Pour nous qui n'avons anticipé que la location du camping car et ne planifions jamais à plus de 24 heures en avance, cela limite un peu les possibilités. De plus, ces sites sont dénués de toutes infrastructures, ne sont souvent accessibles qu'en 4x4 ou par des randonnées de plusieurs jours. Bref, on ne décide pas d'y aller du jour pour le lendemain. Nous laissons donc de coté le Grand Straircase-Escalante National Monument et les Vermilion Cliffs, cela sera pour la prochaine fois.
A l'intérieur de la réserve Navajo, nous partons visiter les deux parties d'Antelope Canyon (Upper et Lower), ce qu'ils appellent ici des « slot Canyon ». Ce sont des canyons profonds de plus de 10 mètres, dont le fond est un chemin qui va de trente centimètres à plusieurs mètres de large, mais dont le sommet n'est constitué que d'une fine rayure de quelques dizaines de centimètres (parfois moins). Cela donne des couleurs assez incroyables, et nous passons plusieurs heures à arpenter ces canyons.
Nous avons un peu hésité à louer un bateau pour passer une journée sur le lac. Mais nous avons finalement opté pour une « croisière-diner » qui nous permettait de profiter un peu du lac au moment du coucher de soleil, sans nous bloquer toute la journée.
Le mardi 17 juin, nous continuons notre périple et repartons vers le nord-est, en nous enfonçant dans la réserve Navajo et en rejoignant Monument Valley, au sud-est de l'Utah. Nous arrivons en fin d'après midi (en plus, il y a une heure de décalage avec l'Arizona) et rejoignons directement le camping. Le soir, pour nous mettre dans l'ambiance, les propriétaires diffusent un des nombreux films de John Ford avec John Wayne tournés ici : « The Searchers » (après quelques minutes de projection, nous comprenons qu'il s'agit de « La prisonnière du désert »).
Même si nous sommes en territoire indien, John Wayne est le véritable héros du coin. Tous les magasins sont recouverts de photos de lui, il a son musée et d'innombrables « produits dérivés » à son effigie. Les enfants, qui n'avaient aucune idée de qui était John Wayne avant cette soirée, ont un peu de mal à comprendre la Wayne-mania qui règne ici.
Le mercredi, la journée commence mal. Alors que Laurent braquait pour quitter le camping, il ne réalise que trop tard que notre camping-car fait 10 mètres, et que donc l'arrière commence par pivoter sur la gauche avant de suivre le reste du véhicule vers la droite. Le pare-choc attrape au passage la colonne sur laquelle sont fixées les prises électriques du camping. Match nul, le pare choc et la colonne plient mais ne se rompent pas. Le genre de petite erreur qui va nous couter la caution du camping car...
Désireux d'oublier au plus vite l'incident, nous rejoignons le « Monument Valley Navajo Tribal Park » où nous nous retrouvons en plein dans les décors du film d'hier.
Pour continuer à nous identifier au grand John, nous décidons d'utiliser le moyen le plus adéquat pour visiter le parc : le cheval. Christine, un peu réticente au départ (ce n'était pas prévu, et une ballade à cheval nécessite une certaine préparation psychologique), est finalement partante, et c'est elle qui reviendra la plus emballée.
Les dix premiers mètres se passent bien, puis le cheval de Laurent décide qu'il faut être fou pour aller se promener en plein soleil, à midi, au milieu du désert. Il commence par essayer de faire demi-tour puis, devant le refus de son cavalier, se cabre. Pendant que Laurent git les fesses par terre (un peu vexé quand même de voir ses talents de cavalier remis en cause), le cheval part tout seul un peu plus loin, histoire qu'on ne puisse pas le rattraper.
Le temps de prendre un autre cheval, nous partons sur les traces des Westerns des années 50, avec nos beaux chevaux « Mustang » et nos vraies selles de Cow-boys. Nous revenons enchantés. De l'avis général, c'est une des plus belles ballades de notre tour du monde (les enfants en ont fait 5, Laurent 4 et Christine 3). Monument Valley est le paysage qui nous a le plus impressionné parmi ceux que nous avons fait entre l'Arizona et l'Utah.
Après la ballade, nous partons directement vers Moab, à environ 130 miles au nord. Comme Page, Moab est entouré de sites plus impressionnant les uns que les autres, et il faudrait rester plus d'une semaine pour tout voir. Là encore, nous devons faire des choix qui sont dictés par des questions de planning et d'équipements (pas de 4x4, et pas la possibilité de partir 3 jours en randonnée).
Nous ne verrons donc de Canyonlands que la vue incroyable que l'on a de Dead Horse Point (en bas, c'est le Colorado).
Ce décor nous a beaucoup plus impressionné que le Grand Canyon. On ne s'en rend pas compte sur la photo, mais cette vue de canyons sur plusieurs niveaux s'étend à l'infini.
D'une façon générale, les campings US nous semblent moins bien que leurs homologues néo-zélandais, mais il y a presque toujours un emplacement pour faire du feu avec une grille au-dessus. Les enfants sont devenus maître dans l'art de ramasser du petit bois, et le barbecue devient quasi-systématique pour le diner.
Nous prenons une journée pour visiter Arches Park. Comme son nom l'indique, le parc abrite nombres d'arches de pierre que l'érosion a creusées dans les roches ocres que l'on retrouve tout le long du Colorado, que nous suivons maintenant depuis plus de 1000 kilomètres.
Vendredi 20 juin, nous quittons Moab pour la longue route qui doit nous conduire au Wyoming. 550 miles à faire en deux jours.
Nous commençons la première journée de route en suivant les gorges étroites du Colorado, et nous la finirons dans les montagnes verdoyantes du Wyoming. Le contraste est saisissant. Entre les deux, nous faisons une incursion au Colorado où nous nous arrêtons le temps d'un déjeuner à Grand Junction. C'est une ville typiquement américaine, c'est-à-dire que ce n'est pas une ville mais une autoroute entourée de parkings gigantesques et de centres commerciaux avec leurs inévitables Food-Court.
Nous terminons ainsi la première partie de notre circuit dans l'ouest américain, où nous avons arpenté le nord de l'Arizona et le sud de l'Utah. Pour en faire vraiment le tour, il faudrait 3 semaines et nous n'y avons consacré que 8 jours. Malgré tous ceux que nous avons déjà vus, nous avons été bluffés par les paysages de cette région, à commencer par Monument Valley, Canyonlands et Antelope Canyon.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le camping-car n'est pas le meilleur moyen de lier des contacts. On roule beaucoup (les distances ici sont énormes). Une fois arrivé, on mange, on joue aux cartes ou on regarde une vidéo en famille. Les restaurants sont souvent un lieu privilégiés de rencontre, mais nous ne les fréquentons presque plus maintenant que nous avons la possibilité de faire notre propre cuisine. D'autre part, les américains qui fréquentent les campings ne sont pas toujours les plus intéressants...
Malgré cela, nous aurons fait de belles rencontres et nous sommes toujours surpris par l'a priori très favorable pour les français. Il ne faut décidément pas croire ce qu'on raconte à la télé. Tous les américains que nous avons croisés- y compris ceux qui se promènent avec la bannière étoilée dressée sur la caravane et l'autocollant « Vote for McCaine » sur la vitre arrière, et que l'on peut supposer « républicain tendance favorable à la guerre en Irak » - se sont montrés bienveillants et plutôt sympas.
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18/06/2008
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From L.A. to Vegas
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Lake Powell, le 16 juin 2008
Mardi 3 juin vers 7h du matin, nous arrivons à l'aéroport de Los Angeles après 9 heures de vol sans problèmes depuis Lima. Aussitôt, nous partons récupérer la voiture que nous devons garder jusque Las Vegas. Cela nous prend plus d'une heure, parce que les Américains ont la détestable habitude d'installer les loueurs de voitures à 10 kms des aéroports.
Dans l'avion, nous avons épluché le Lonely Planet pour décider du quartier de Los Angeles qui nous servira de camp de base dans la semaine à venir. Un peu au hasard, après avoir envisagé Downtown (par définition le plus central), nous optons pour Santa Monica, au bord du Pacifique. Bonne pioche. Nous trouvons une très grande chambre (ou plutôt un petit appartement) avec une cuisine, dans un hôtel qui devait être moderne à l'époque de Jimmy Carter. Santa Monica ressemble un peu à une ville de vacances chic, avec sa grande plage, son pier (un ponton avec des attractions de fête foraine) et sa rue piétonne parsemée de boutiques de marques et de restaurants.
Après plus d'un mois en Bolivie et au Pérou, le confort américain nous fait du bien. Plus besoin de se demander d'où vient l'eau minérale, on peut se rincer les dents avec l'eau du robinet, et les toilettes sont propres. Que du bonheur ! Et il faut avouer que le fameux « way of life » californien est agréable. Les gens sont cool, les avenues sont larges, les serveurs sont souriants (leur salaire dépend de ce que vous décidez de donner pour le service).
Nous prenons deux jours pour nous reposer, découvrir Santa Monica et dévorer nos premiers Hamburgers (on vous conseille « Counter », sur Ocean Park Boulevard). Antoine en profite pour terminer sa dernière évaluation du CNED. Garance le rattrapera deux jours plus tard. Les vacances peuvent enfin commencer !
Nous passons aussi pas mal de temps à la poste pour renvoyer tous nos achats de Bolivie et du Pérou, plus les anoraks et pulls dont nous n'avons plus besoin. En tout, cela représente quand même trois gros cartons !
Première destination : les studios Universal.
Nous confirmons que ce n'est qu'un parc d'attraction genre Disneyland, et ce n'est pas là qu'on peut découvrir comment fonctionnent les studios Hollywoodiens. Pour cela, nous essaierons de compléter par la visite des studios Warner, mais nous nous y prendrons un peu tard : ils sont fermés le Week-end et nous partons dimanche.
Nous passons cependant un bon moment à Universal : au-delà des « manèges », tous basés sur les grands succès du studio (Jurassic Park, la Momie, ...) et du spectacle « Waterworld » (le plus réussi), la ballade en petit train autour du studio est très bien faite et nous permet de découvrir les décors de quelques films célèbres. A vous de devinez (les réponses sont dans l'album photo) :
Qui fréquente les bords de plages de cette charmante île de vacances ?
Au cours de quelle guerre - contre de méchants extra-terrestres - est tombé cet avion, juste sur la maison de Tom Cruise ?
Nous continuons ensuite la visite des différents quartiers de Los Angeles : Hollywood et son célèbre boulevard parsemé d'étoiles (ci-contre), Downtown et ses tours (aucun intérêt), Beverly Hills et ses boutiques chics et ses superbes villas, la plage de Venice (là où tout a commencé pour les Doors), Sunset Boulevard (c'est super long), Mulholland Drive (superbes vues sur tout L.A.), Malibu (Bof, vu ce que nous avons vu des plages, ce n'est surement pas là qu'ils tournent la série).
Pour fêter notre anniversaire de mariage, nous choisissons le restaurant le plus « in » de Beverly Hills (enfin, d'après le guide), Spago. Pas de stars quand nous y étions (enfin, à part nous), mais sans aucun doute le meilleur resto où nous dinons depuis Bali.
Dimanche, respectant la promesse faite aux enfants, nous partons vers Disneyland. Nous y passons 2 nuits et toute la journée du lundi. Nous pensions nous lasser très vite et faire des allers-retours entre le parc et l'hôtel, mais en fait le temps passe vite et nous y restons non-stop de 8h du matin à 8h du soir !
On ne risque pas de s'y perdre : le plan du parc est quasi le même que celui de Marne-La-Vallée ! Les attractions sont aussi à 80% identiques. On ne peut pas dire qu'ils aient fait preuve de beaucoup d'imagination quand ils se sont installés en France... Malgré cela, la journée est sympa, il fait beau, l'hôtel est très bien, les enfants sont ravis : que demander de plus ?
Mardi matin, nous quittons Los Angeles pour notre grand circuit qui doit nous ramener ici le 15 juillet. Première étape : Las Vegas. Pour y aller, nous renonçons à faire le grand détour qui nous ferait traverser Death Valley (900 kms dans la journée pour le plaisir de rouler à 50° à l'ombre, cela ne nous tente pas). Nous préférons le petit détour qui nous amène sur la mythique route 66, juste à l'heure pour aller déjeuner au non moins mythique « Bagdad Café ».
Comme le dit la chanson, ce café est vraiment au milieu de nulle part. Pas sur que le café ressemble encore à ce qu'il était dans le film (d'ailleurs, il n'a pris ce nom qu'après le succès colossal de celui-ci), mais l'accueil et la cuisine rappellent parfaitement l'atmosphère « routiers du bout du monde » qui y régnait.

300 kilomètres plus loin, changement radical d'ambiance à Las Vegas. Cela fait partie des villes américaines que l'on connait avant d'y être allé, mais qui arrivent quand même à nous surprendre. Ils sont fous les américains : en 500 mètres, on longe successivement la grande pyramide, le Sphinx, un Obélisque, un château immense dessiné par Disney, la statut de la liberté, le pont de Verrazano, l'Opéra Garnier (dont une partie passe sous la Tour Eiffel), l'arc de Triomphe, un immense lion en bronze de la MGM (celui de la place Denfert-Rochereau ressemble à un lionceau) et un palais romain que même Néron n'aurait pas osé imaginer. Et là, on est encore qu'au début du « Strip », le grand boulevard qui traverse la ville.
Nous nous installons au Palms, un hôtel immense (3 tours) avec une multitude de restaurants et, bien sur, l'inévitable casino. Le Palms est situé un peu en dehors du centre, et c'est peut-être pour cela que pour le prix d'un Novotel, nous avons le droit à une superbe chambre avec 3 télés écran plat (dont 1 dans la salle de bain !).
Le premier soir, nous couchons les enfants et partons dilapider la fortune familiale au Black Jack (sans succès - nous ne perdons que 30$).
Le mercredi, c'est la tournée des grands ducs : le Paris, le New-York New York, l'Excalibur (le château bizarre en photo plus haut), le Louxor et le Caesar. L'intérieur des hôtels est aussi extraordinaire que la façade. De la rue de Paris plus vrai que nature (avec boulangerie, crêperie et brasserie Parisienne) aux statues égyptiennes, il y en a pour tous les goûts. Ce qu'il y a de plus impressionnant, c'est la taille de ces hôtels, qui sont en fait de véritables villes avec des rues commerçantes, des dizaines de restos, des centaines (des milliers ?) de machines à sous, des cinémas, des salles de spectacle, ...
Le jeudi matin, nous profitons encore de la piscine de l'hôtel après avoir rendu la voiture. En début d'après-midi, nous prenons possession de notre nouveau camping car. Au programme, plus de 5000 kilomètres jusque San Francisco en passant par le Nevada, l'Arizona, L'Utah, le Colorado, le Wyoming, l'Idaho, l'Oregon et la Californie.
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