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27/02/2008 - Le jour sans fin
Publié dans 10 Nouvelle Zélande

Moorea, le 24 février 2008

Il nous est arrivé un truc pas ordinaire. Vous vous rappelez du film avec Bill Murray, où il jouait un journaliste en reportage dans une petite ville, et qui se réveillait chaque matin le même jour ? C'est un peu ce qui nous est arrivé. Nous nous sommes réveillés, le vendredi 22 février à Auckland, y avons passé la journée. Le soir, nous avons pris l'avion et quand nous nous sommes réveillés le lendemain matin, nous étions ... le vendredi 22 février ! Magie du décalage horaire et de la ligne de changement de date.

Retour donc sur la deuxième moitié de notre séjour néo-zélandais. Après les glaciers, nous avons longé la côte ouest vers le nord. A partir de ce moment là, il a commencé à pleuvoir et cela ne s'est presque pas arrêté jusqu'à notre départ vers l'île du Nord. Le premier arrêt fut à Dolomite Point, pour voir les Pancake Rocks. Cela ressemble à des cailloux plats, superposés les uns aux autres. Les scientifiques ne savent pas expliquer comment cet empilement de couches de calcaires a pu se former.

Nous avons ensuite poursuivis cette longue journée de route (6 heures) jusqu'à Murchison, ville dont le seul intérêt est d'être traversé par la rivière Buller, une des meilleures pour le rafting dixit notre guide.

Malheureusement, les règles de sécurité en NZ sont nettement plus sévères, et beaucoup mieux respectées qu'en Indonésie. Du coup, la seule descente autorisée, étant donné l'âge des enfants, se rapprochera plus d'une jolie ballade sur la rivière que d'une descente en rafting à sensation comme nous en avions connue à Bali.

Dès la sortie du bateau, nous remontons dans notre camping-car direction Hanmer Spring, via Lewis Pass. Nous espérons ainsi échapper aux épouvantables sandflies, qui continuent de nous poursuivre depuis Milford Sound. Les routes sont toujours aussi sublimes, et ce sans interruption depuis le Tac Tekapo.

Hanmer Spring est une station thermale (et aussi, en hiver, une station de ski), alimentée par des sources d'eau chaude. Nous y passerons deux jours et trois nuits, pour nous relaxer et nous reposer du rythme rapide de nos déplacements depuis notre arrivée en NZ. Il faut dire qu'il y a tellement de choses à faire et à voir sur l'île du sud qu'il faudrait y passer au moins un mois ! Du coup, nous avons du renoncer à certaines régions (Nelson et les sounds, au Nord, Dunedin et sa presqu'île) et raccourcir notre séjour dans d'autres, qui auraient méritées plus de temps (Queenstown, Invercargill).

A Hanmer Spring, le camping jouxte un terrain de rugby, transformé par Antoine à la tombée de la nuit en un terrain de boomerang.

Jeudi 14 février, nous partons vers Kaikoura, situé sur la côte est, à 185 kms au nord de Christchurch. C'est l'un des rares endroits où l'on peut observer des baleines toute l'année, si prêt de la côte. Et c'est d'ailleurs pour cela que nous y allons. Mais nous jouons de malchance avec les mammifères marins (cf. notre rencontre décevante avec les dauphins Hector à Akaroa). Alors que nous nous sommes levés à 6h pour voir les gentils cétacés, tous les départs en bateau seront annulés les uns après les autres, pour cause de mer trop agitée. Nous attendrons jusque midi, trompant l'attente en allant voir les otaries sur la pointe rocheuse voisine.

Nous devons ensuite repartir vers Christchurch, terme de notre séjour dans l'île du sud, où un autre évènement nous attend : c'est aujourd'hui le début du top 14, compétition de rugby qui réunit 14 équipes régionales de l'hémisphère sud (5 néo-zélandaises, 5 sud-africaines et 4 australiennes). Nous ne pouvions pas quitter la Nouvelle-Zélande sans voir un match de rugby, et en plus les Crusaders (l'équipe de Christchurch) sont donnés favoris cet année. Nous avons donc assisté, sous la pluie, à la correction imposée par les Crusaders aux courageux Brumbies (de Brisbane en Australie). Beau spectacle, démarré par une cavalcade de « croisés » autour du stade et par une distribution d'épées en polystyrène et de heaumes en papiers aux enfants. Les Français n'ont rien à apprendre en termes de chauvinisme aux Kiwis : sifflements quand les Australiens tirent des pénalités, et illumination du stade dès que les joueurs locaux marquent un essai !

Au retour, un chauffeur de taxi nous demande si ce que lui a raconté un Anglais est vrai : Paris serait infesté de puces, parce que les Français ne lavent jamais leurs chiens....

Samedi 16 février, notre avion nous emmène à Napier, sur la façade est de l'île du Nord. Nous n'avons pas prévu de nous y arrêter, mais nous rentrons quand même en ville pour aller manger un morceau. Nous tombons au beau milieu des années folles ! Tous les ans, en février, la ville organise un week-end où tous les habitants s'habillent comme en 1931, année où un tremblement de terre a totalement détruit la ville. La ville a été ensuite reconstruite selon le style Art déco, et c'est aujourd'hui d'ailleurs à peu près son seul intérêt. Orchestre d'époque, concours de veilles voitures, rien ne manque...

Après cet intermède, nous partons pour le centre de l'île, dans la région des volcans, plus précisément dans le Tangariro national park. Il regroupe les 3 plus grands volcans actifs de Nouvelle Zélande, qui ont largement été utilisés dans le « Seigneur des anneaux » pour représenter le Mordor : le Ruapehu (les images de montagnes enneigées au début du film), le Ngauruhoe (la montagne du destin) et le Tongariro.

Nous rejoignons notre « château » (c'est le nom de l'hôtel), qui pratique des prix imbattables pour les chambres familles. Après presque 3 semaines de camping, nous apprécions le luxe de l'endroit, et les enfants ne quittent pratiquement pas la salle de cinéma installée à l'intérieur de l'hôtel.

Après une journée de repos (et de CNED), nous partons pour la randonnée la plus connue des environs : le Tangagiro Crossing. Nous avons hésité avant de nous lancer dans les 6 à 8 heures de marche annoncés, mais on nous a tellement vanté la beauté des paysages que même les enfants sont partant. Ils n'avaient pas bien mesuré la difficulté de l'exercice... 18,5 kilomètres, 750 mètres de dénivelé positif ...

Au départ, à 7h30, il ne fait pas chaud....

3 heures plus tard, la famille souffre

Mais les paysages sont sublimes, surtout quand nous passons sur les anciennes coulées de laves entre les cratères du Tangariro et du Ngauruhoe

A l'arrivée près du sommet, à 1900 mètres, c'est Garance qui est de loin la plus en forme. Mais il faut dire qu'elle n'a eu à « porter » que 26 kg...

Le lendemain, épuisés et pouvant à peine marcher (à cause des courbatures), nous partons vers Auckland. Au passage, nous traversons la zone géo-thermale située entre Taupo et Rauturoa :

Les Huka Falls

et Wai-0-Tapu Thermal Wonderland, sorte de parc où se trouve quantité de bains bouillonnants, de terrasses minérales, de lacs et de cavités fumantes, nous marcherons encore 1h30, avec une démarche robotisée par nos efforts de la veille

Le soir, quand nous arrivons à Auckland, impossible de trouver un hôtel ! Il y a parait-il un concert d'une rock-star anglaise non identifiée, et nous devons nous rabattre sur un « backpacker », sorte d'auberge de jeunesse qui nous rappelle la nôtre.

Le lendemain, ce sera journée française : petit déjeuner à « Eiffel En Eden », boulangerie française où nous dégustons de sublimes pains au chocolat, puis déjeuner au « Bouchon », créperie quasi-bretonne, et nous terminons la journée au cinéma (le 1er depuis 6 mois), à l'occasion du festival du film français, pour voir (en version originale) « Je crois que je l'aime », comédie très parisienne avec Vincent Lindon et Sandrinne Bonnaire.

Nos deux derniers jours en NZ seront occupés à visité le centre ville et quelques uns des quartiers limitrophes, où les vues sont souvent sublimes.

La vue du Mont Eden

Les plages de sable noir de Piha

Les plages du North Shore

A l'unanimité, la Nouvelle-Zélande est le plus beau pays que nous ayons vu, et se place déjà dans nos favoris du tour du monde.

Vendredi soir, nous sommes donc partis vers la Polynésie, où nous sommes arrivés vendredi matin. A peine débarqués, nous avons pris un Ferry pour Moorea où nous allons passé nos deux premières semaines. On vous racontera cela plus tard, mais on peut déjà vous dire que le décor n'est pas mal non plus...



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13/02/2008 - Camping sur la terre du milieu
Publié dans 10 Nouvelle Zélande

Hanmer Spring, le 11 février 2008

Un premier mot d'explication pour le titre, si vous êtes l'un des rares à ne pas avoir vu (ou lu) « Le seigneur des anneaux ». Cette trilogie, écrite dans les années 30 et portée à l'écran il y a quelques années, se passe dans un pays appelé « la terre du milieu ». L'adaptation cinématographique a été tournée en Nouvelle Zélande, et le succès du film a été tel que les lieux de tournages sont devenus des destinations touristiques à part entière. Dans chaque ville ou presque, on vous propose des excursions qui vous permettent de vous prendre quelques instants pour Frodon, Aragorn, Legolas ou Golum...

Il est presque minuit quand nous atterrissons à Wellington. Un taxi nous conduit au « Lodge » que nous avons réservé depuis Brisbane, en réalité une grande maison divisée en une dizaine de chambres, à l'arrière d'un motel près du centre.

Nous n'avons qu'une journée pour découvrir Wellington, et en plus c'est un dimanche. Ce n'est pas l'idéal, et nous ne garderons donc pas un grand souvenir de cette ville, qui doit pourtant être très sympa à vivre. Nous aurons quand même eu le temps de visiter l'originale musée Te Papa, qui présente les particularités géologiques du pays (situé à la limite des plaques Australiennes et Pacifiques) et qui permet de s'initier à la culture des Maoris, puis de gouter la très bonne viande du pays dans un des restaurants des docks.

Le lendemain à 8h, nous prenons le Ferry pour l'île du Sud (NLDR : Pour ceux qui discutaient avec leurs voisins pendant les cours de géo, la Nouvelle Zélande est essentiellement composée de deux îles, celle du Nord et celle du Sud). En partant, nous découvrons l'immense et très belle baie de Wellington.

Arrivé de l'autre coté du détroit de Cook, nous pénétrons dans les « Marlborough sounds », Fjords étroits et profonds, pour atteindre Picton, port d'entrée de l'île du Sud. Du terminal des Ferrys, nous n'avons qu'à traverser la rue pour prendre le « TranzCoastal », train qui nous emmène à Christchurch. En Nouvelle-Zélande, les trains sont plus des attractions touristiques que des moyens de transport. Ceci s'explique par le fait qu'ils sont plutôt lents (5 heures pour faire 340 km), mais que les paysages traversés sont sublimes.

Nous arrivons à Christchurch trop tard pour récupérer notre camping car. Avec quelques difficultés, et guidé par un chauffeur de taxi asiatique qui ne semble pas connaitre la ville mieux que nous, nous réussissons à trouver une chambre libre dans un hôtel flambant neuf, qui a ouvert 2 jours plus tôt !

Le lendemain matin, nous prenons possession de ce qui va devenir notre maison roulante pendant 3 semaines.

L'intérieur nous fait tous penser à notre semaine sur le Kokomo, dans les Whitsunday Islands, la sensation d'humidité en moins.

La première journée est occupée à ranger nos affaires, à remplir le frigo, et à passer à l'aéroport pour changer les billets du prochain vol. Nous en profitons pour acheter la saison 1 de LOST : en France, les rares fois où nous avions essayé de regarder cette série, nous n'avions rien compris. En repartant du début, nous devrions y arriver... Cela occupera nos soirées de campeurs néophytes.

Nous partons en fin d'après midi pour Akaroa, la ville grâce à qui la Nouvelle Zélande a failli être française. C'est un Français qui découvre le coin en 1838 qui l'achète aux Maoris. Il revient en 1840 pour fonder une colonie, 6 jours après que les Anglais aient planté l'Union Jack dans le port d'Akaroa. Une communauté française s'y installera quand même.  Aujourd'hui, les noms des rues et des magasins sont encore tous écrits en Français.

Akaroa est aussi connue pour ses dauphins « Hector », les plus petits du monde. Nous décidons de rester un jour de plus pour aller se baigner avec eux. Tout le monde s'équipe et, au bout d'une heure de bateau, nous apercevons enfin les dauphins. Malheureusement, nous devrons nous contenter de les voir. La mer étant un peu trop houleuse et les dauphins trop agités, les organisateurs décident d'annuler la baignade ! Grosse déception qui mine un peu le moral de tout le monde.

 

Avant le départ, nous pensions que le camping-car nous permettrait de dormir en pleine nature, face à de somptueux paysages, en autonomie complète. En fait, nous nous apercevons qu'il est très difficile de trouver des endroits autorisés, et que le minimum de confort (ne serait-ce que le frigo) requiert de se brancher à une prise électrique quand on ne roule pas. La plupart du temps, nous passerons donc la nuit dans un camping.

Nous découvrons donc les joies et les contraintes du monde merveilleux des campeurs. Les enfants trouvent des copains de jeux (surtout les premiers jours, quand les neo-zélandais sont encore en vacances), pendant que les parents font la vaisselle dans la « cuisine » commune. Coté jeu de carte, le rami a remplacé la belote.

Après notre déconvenue relative aux dauphins, nous partons vers le sud. Après une halte pour la nuit dans une rue d'Ashburton (n'y allez pas, il n'y a rien à voir), nous bifurquons vers le centre de l'île, où nous commençons à découvrir les paysages sublimes et les innombrables lacs qui font la réputation de la Nouvelle Zélande.

Le lac Tekapo

Le lac Pukaki et, au fond, le mont Cook, le plus haut sommet de NZ (3754 mètres)

Nous poursuivons la route vers le sud de l'île, en traversant les grandes plaines où a été tournée la scène de bataille finale du « Seigneurs des anneaux », pour rejoindre les Catlins, à l'extrême sud du pays. C'est là, en nous promenant sur une plage, que nous rencontrons nos 1er lions de mer.

Un peu plus loin, nous atteignons Slope point, qui marque le point le plus au sud de l'île du sud. Pour notre prochain tour du monde, nous irons au pôle sud !

Le lundi 4 février, nous arrivons à Te Anau, au bord du lac qui porte le même nom. De l'autre coté du lac s'étend le Fjordland, vaste étendue montagneuse et inhabitée qui occupe tout le sud-ouest de la Nouvelle-Zélande et constituée, comme son nom l'indique, de Fjords tous plus beaux les uns que les autres.

Première grosse surprise pour les enfants, c'est en hydravion que nous partons à la découverte du Fjordland, et en particulier de Doubtful sound, un des deux principaux Fjords.

Le lendemain, c'est par la route que nous rejoignons l'autre grand Fjord, Milford Sound, destination touristique n°1 en NZ. La route, environ 100 km, vaut à elle seule le déplacement. Nous arrivons en fin d'après midi, juste à temps pour attraper le dernier bateau qui part faire une croisière dans le Fjord. Nous y croiserons un groupe de dauphins (qui passeront 10 minutes autour de notre bateau), une colonie d'otaries à fourrure et quelques pingouins.

Comme d'habitude, les photos ne donnent qu'un faible aperçu de la beauté de ce que nous avons vu. Ici, on ne peut pas faire 10 kilomètres sans tomber sur un paysage extraordinaire de montagne, de rivière, de forêt ou de côte, et souvent les 4 à la fois.

Après la ballade en bateau, nous partons pour l'unique camping de Milford Sound, mais il est complet. Nous devons repartir à l'assaut des montagnes vers Te Anau. Nous nous arrêterons à Gunn's Camp, un camping très rustique où on a l'impression de retomber au début du XXème siècle, quand le grand-père des propriétaires actuels a été le premier à explorer la région. C'est là que nous commençons à faire la connaissance des sandflies néo-zélandaises, horribles petits moucherons dont la piqure est 1000 fois plus douloureuse que celle des pires moustiques africains. Pour une raison inexpliquée, elles semblent avoir décidé qu'il fallait s'en prendre aux garçons, et c'est Antoine et surtout Laurent qui devront souffrir de leurs assauts.

Le lendemain, nous devons faire 300 kilomètres pour rejoindre Glenorchie, qui doit être à environ 10 kms à vol d'oiseau de Gunn's camp. La construction d'une route qui couperait au travers des montagnes a été décidée dans les années 30, mais rien n'a encore été fait...

Glenorchie est un petit village situé à environ 50 kms de Queenstown, tout au bout d'une route qui a été goudronnée il y a dix ans seulement et qui longe le lac Wakatipu.

A la grande joie des enfants, nous venons ici pour nous faire une ballade à cheval, qui nous emmène sur différents lieux de tournage du Seigneur des anneaux. La beauté des lieux continue d'ailleurs d'attirer Hollywood, puisque qu'on vient aussi d'y tourner le second volet du « Monde de Narnia », et que nous tombons sur le tournage d'un film de la série des « X-Men » (il parait que c'est très connu ???).

Ici, même les chevaux sont des stars. Sam, le cheval de Garance, et celui d'Antoine ont joué dans le Seigneur des anneaux (c'étaient des chevaux du Rohan). Celui d'Antoine a aussi joué dans le Monde de Narnia 2. Il faut dire qu'il a un nom d'une future vedette de cinéma, déjà célèbre dans le Soissonnais : OSCAR ...

Pour les connaisseurs, nous avons ainsi traversé la forêt de Lothlorien, le lieu de tournage de la bataille où meurt Boromir (à la fin du 1er film) et avons surplombé (ci-dessous) la vallée utilisée pour Isengard.

Vendredi 8, nous reprenons la route pour rejoindre la côte Ouest et le glacier Fox. C'est, avec le glacier Franz Joseph (20 kms plus au nord) et avec les glaciers d'Argentine, les seuls glaciers à descendre si bas en altitude (250 mètres) et à côtoyer des forêts humides.

Le samedi, nous partons en randonnée sur le glacier. Trois heures de marche et la drôle de sensation de passer brusquement d’une forêt presque tropicale, très humide à de la glace (jusque 300 mètres d’épaisseur!).

Nous sommes déjà à la moitié de notre séjour chez les Kiwis (surnom que se donnent eux-mêmes les néo-zélandais). Cela passe vite ! Bali nous semble déjà loin, la Chine et le Laos encore plus. Il va falloir que nous trouvions quelque chose pour ralentir le temps qui passe.



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