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28/01/2008 - Whitsunday Escape, Whitsunday Escape, this is Kokomo, Kokomo
Publié dans 09 Australie

Christchurch, le 28 janvier

Samedi 12, nous sommes donc arrivés à Airlie Beach, jolie station balnéaire. Avant notre départ, un collègue de Laurent qui avait passé quelques années en Australie lui avait dit : « le top, c'est de louer un bateau et de passer 5 jours dans les Whitsunday Islands ».

Les Whitsunday Islands sont un groupe d'îles pour la plupart inhabitées, parsemées de criques et de baies profondes qui abritent de belles plages désertes, et longées par des récifs de coraux (c'est le sud de la grande barrière). Elles sont une destination privilégiée pour les Australiens en vacances, et il existe deux formules pour s'y ballader : soit on embarque sur un bateau avec une vingtaine d'autres personnes (en général sur de grands voiliers), soit on loue son propre bateau.

En arrivant sur place, nous hésitons donc une bonne partie de la journée entre le grand voilier (plus confortable, et il n'y a rien à faire d'autres que de manger, dormir, nager et se reposer), la location (un peu plus cher, mais on est libre d'aller où on veut, et on ne risque pas de se retrouver bloquer pendant 3 jours avec un groupe de Napolitains vociférant), ou plus simplement continuer notre route plus au sud à la recherche du beau temps. Parce qu'il continue à pleuvoir sans arrêt depuis notre arrivée dans le Queensland.

C'est en voyant le bateau qu'on nous propose à la location que Garance et Christine s'enthousiasment et décident les garçons que c'est la bonne formule. (NLDR : Christine s'enthousiasmant pour une semaine sur un bateau, avouez qu'il y avait de quoi être surpris).

Rendez-vous est donc pris le lundi pour le départ. Le reste du week-end est occupé à faire les courses pour cinq jours de mer et à essayer, en vain, d'éviter la pluie qui tombe de plus en plus fort.

Pour ceux qui nous connaissent mal (ou pas), précisons que nos expériences de navigateur sont des plus limitées : Laurent a fait de nombreux allers-retours entre Hyères et Porquerolles dans sa jeunesse (1 heure de traversée au plus), mais en tant que passager seulement, et a depuis quelques années son permis bateau « cotier ». Depuis, nous louons régulièrement un bateau l'été, mais pour une seule journée chaque fois.  Christine, Antoine et Garance dormiront pour la première fois sur un bateau. Absolument aucune expérience des marées (vive la méditerranée !) et encore moins des récifs de coraux qui sont, nous dit on, les deux principales particularités de la navigation dans les Whitsunday, où les marées atteignent 10 mètres.

Le lundi matin à 9h, nous embarquons nos affaires sur le Kokomo, fier vaisseau de 11 mètres qui nous servira de maison dans les jours qui suivent.

Nouveauté du 19 avril 2008 : après 3 mois d'efforts, nous avons enfin réussi à télécharger le film de présentation du Kokomo, réalisé par Antoine:

Kokomo
envoyé par TDM2007

Vous noterez que nous avons sagement opté pour un bateau à moteur, notre connaissance de la navigation à voile étant quasi-nulle.

Le principe de location des bateaux aux Whitsunday est toujours le même : 5 jours minimum, ½ journée de briefing pour expliquer le fonctionnement du bateau et s'assurer que le locataire a les connaissances minimums pour se débrouiller, et deux contacts radios par jour avec le loueur (Whitsunday Escape) pour donner sa position, l'endroit où l'on va passer la nuit et s'assurer que tout va bien.

La première journée a sans doute été la pire. Il faut dire que la pluie a tourné au déluge (heureusement, il n'y avait pas de vent) et que la visibilité était quasi nulle. C'est la technologie qui nous a sauvés, en l'occurrence le GPS. C'est en effet en grande partie grâce à lui que nous avons réussi à éviter les récifs et les bancs de sable. Une fois arrivé face à la baie que nous avions choisie pour passer la première nuit (Nara Inlet), nous avons encore passé un bon quart d'heure à tourner en rond pour trouver la bouée rouge qui marquait le passage à emprunter pour entrer, toujours sous une pluie battante. Le téléphone portable ne survivra pas à ce déluge : bien que fermé et dans la poche de Laurent, il ne supportera pas les tonnes d'eau australiennes. Et dire qu'il continuait à marcher alors qu'un an auparavant, Antoine, en séjour à Guernesey, l'avait fait involontairement tourner dans une machine à laver !

Les jours suivants, nous avons eu le meilleur et le pire.

Pour le meilleur : des décors fabuleux, des plages désertes, et le calme au moment du coucher du soleil, quand les bateaux venus pour la journée rentrent au port, et qu'on se retrouve quasi seul dans des criques qui s'enfoncent profondément dans les iles.

Pour le pire : les nombreuses galères sur le bateau (la chaine de l'ancre qui se coince, le générateur qui tombe en panne, les batteries hors d'usage, et surtout les problèmes d'étanchéités qui, avec la météo, font que la moquette et certains lits ont été imbibés d'eau toute la semaine), la pluie tout les jours (cela s'améliorera quand même à la fin), les méduses qui infestent les eaux et qui nous empêchent de nous baigner sans enfiler au préalable notre « stinger suit », ce qui gâche très largement le plaisir, et les « sandflies », grosses mouches agressives (ça pique !), sans doute des cousines des mouches Tsé-Tsé de Tanzanie, qui ne se déplacent jamais sans un millier de leurs copines.

Au final, nous aurons passé une semaine mitigée, mais qui nous laissera de superbes souvenirs et que nous sommes tous ravis d'avoir fait. Si c'était à refaire, aucun doute que nous le recommencerions, mais sans doute à une autre saison pour éviter la pluie et les méduses !

Le samedi 19, c'est un peu triste mais soulagés que nous rendons le bateau à son propriétaire dans le même état qu'il nous l'avait laissé. Et nous ne sommes pas peu fiers d'avoir su éviter tous les pièges des coraux et des marées !

Moins d'une heure après avoir débarqué, nous reprenons la route vers le sud. Nous avons 900 kms à faire avant notre prochaine destination. Après une nuit-étape à Gladstone (ville industrielle dont le centre est uniquement constitué de motels et de restos chinois), nous parvenons à Hervé Bay. Cette ville est très fréquentée pour sa longue plage (10 km), et surtout parce qu'elle est située face à Fraser Island.

Fraser Island est, avec le désert rouge, la plus belle chose que nous ayons vue en Australie. C'est une île de 120 kilomètres de long (sur 10 à 30 de large), constituée uniquement de sable. Dans son genre, c'est la plus grande du monde. D'après certain, il y aurait plus de sable ici qu'au Sahara. Nous n'avons pas vérifié.

Vu qu'il n'y a pas de route, on ne peut se déplacer sur l'île qu'en 4x4. Les pistes à l'intérieur de l'île sont difficilement praticables (sable très mou, ornières, pentes très raides). La principale voie de circulation, qui fait office d'autoroute, c'est la plage.

La vitesse y est limitée à 80 km/h, mais certains roulent beaucoup plus vite... La principale exigence de l'agence de location est de ne pas rouler dans l'eau - ils disent que le sel, à la longue, ronge le circuit électrique.

Nous n'avons passé qu'une seule journée sur Fraser (notre escapade dans les Whitsunday nous a obligé à accélérer la cadence), mais nous avons pu avoir un bon aperçu des merveilles de l'île : La plage, ses rivières d'eau claire, Indian Head (promontoire au nord de l'île d'où la vue est extraordinaire), et les nombreux lacs intérieurs dont le plus beau est le lac McKenzie, entouré de sable blanc. Ces lacs sont les seules occasions de baignade sur l'île, la mer étant infestée de requins mangeurs d'homme, de pieuvres venimeuses et autres méduses.

Mardi 20, nous continuons notre route jusque Noosa. Encore une fois, nous découvrons une très jolie ville balnéaire. Nous sommes trop au sud pour les méduses, on peut donc se baigner tranquillement.

Les enfants en profitent pour faire un cours de Surf.

Jeudi 21, nous arrivons à Brisbane, terme de notre descente du Queensland. Nous trouvons un superbe B&B, tout près du centre. Vendredi, veille de notre départ d'Australie, nous tenons notre promesse et emmenons les enfants au Lone Pine Koala Sanctuary, qui abrite de très nombreux Koalas, Kangourous et autres animaux typiquement australiens.

Ainsi s'achève notre visite du 6ème pays de notre tour du monde. Tout le monde a beaucoup apprécié l'Australie (sauf Antoine qui, lui, a adoré).

Pour ceux qui envisagent de venir en Australie à cette période, nous conseillerions peut-être de remplacer le Queensland par le Sud (de Melbourne à Adélaïde) pour éviter la saison des pluies, mais les Whitsunday Islands et surtout Fraser Island sont vraiment à faire, au même titre que Sydney et les environs d'Uluru.

Nous poursuivons maintenant, toujours plus au sud et à l'est, vers la Nouvelle Zélande.



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20/01/2008 - La saison des pluies
Publié dans 09 Australie

Hamilton Island, le 16 janvier

Lundi 7 janvier

Dans les long mois de préparation qui ont précédés notre départ, parmi nos ouvrages de références, il y avait le « Quand partir » qui indique les meilleurs périodes (et les pires) pour visiter chaque pays du monde.

Nous n'avions surement pas bien lu la page « Australie », ou en tout cas le paragraphe sur le Queensland. Depuis 2 semaines que nous sommes ici, il pleut ! A peu près tout les jours, et beaucoup. Et les gens du coin nous expliquent que c'est normal, vu qu'on est sous les tropiques et que c'est la saison des pluies. Il suffisait de le savoir.

Comme cela ne suffit pas, c'est aussi la saison où la mer (en tout cas pour la moitié nord du Queensland) est infestée de méduses et de pieuvres venimeuses. Il y a notamment des Irukandji, une petite méduse (1 à 2 cm de diamètre) dont la piqure peut être mortelle. Et on ne parle pas des requins qui infestent certains coins et empêchent toute baignade.

Nous découvrons tout cela en arrivant à Cairns. La première journée est une journée de transition, après les 4 jours dans le centre de l'Australie. Nous avons récupéré notre voiture à l'aéroport, une Subaru break « All Wheel Drive » (merci aux spécialistes automobiles qui nous lisent de nous expliquer la différence avec une « 4WD »). Elle va devenir notre camp de base pour les 3 prochaines semaines. Cette première journée est aussi l'occasion de reprendre les travaux du CNED (les vacances sont finis !) et de faire quelques tournées de lessive. Nous essayons de programmer pour le lendemain une ballade sur une des îles de la grande barrière de corail, voire une plongée, mais la méteo n'annonce rien de bon. Nous décidons de renoncer et écourtons de 24h notre séjour à Cairns.

Mardi 8

Nous partons vers le nord. Au bout de 15km, nous faisons une étape au « Tjapukai Cultural Park », un centre dirigé par les aborigènes. On n'y voit un film qui raconte leur Histoire (surtout depuis l'arrivée des premiers colons), un spectacle à base d'hologrammes qui présente leurs croyances, on y apprend à lancer le boomerang (le clou de la visite pour Antoine), à jouer du Didgeridoo (photo ci-dessous, on vous fera un concert quand on sera rentré) et on y découvre les us et coutumes de ce peuple quasiment exterminé en moins de 2 siècles.

Quand on ressort de là, on se dit que les Anglais sont vraiment des sales types, et pas seulement quand ils jouent au Rugby. Ce qu'ils ont fait subir aux Aborigènes est franchement ignoble, et on comprend la difficulté de faire maintenant coexister les aborigènes (qui cherchent à faire reconnaitre leur droits sur les terres) et les australiens, descendants des premiers Anglais. Heureusement que La Pérouse est arrivé trop tard pour que l'Australie devienne Française : nous aurions surement commis les mêmes atrocités.

Le soir, nous décidons de nous arrêter à Port Douglas. C'est une petite ville de vacances très sympa, dont la rue principale est bordée de restos et de cafés où nous prenons de copieux petits déjeuners.

A coté de notre hôtel, Antoine découvre un vaste terrain d'entrainement pour lancer son boomerang. Bientôt, il pourra chasser les pigeons de Colombes (les boomerangs servent aux aborigènes pour chasser les oiseaux).

Mercredi 9

A 50 km au nord de Port Douglas, nous entrons dans la « Daintree Forest », forêt tropicale très ancienne qui descend jusque l'océan (il parait qu'il y en a très peu au monde). C'est un endroit superbe. On y accède par un ferry,

puis on suit une route de 34 kms jusque cap Tribulation, ainsi nommé par le capitaine Cook, le « découvreur » de l'Australie pour les anglais. Tout au long de cette route, jungle tropicale et plage déserte se succèdent.

Jeudi 10

Nous repartons vers le sud. Nous avons environ 1800 km à faire avant d'arriver à Brisbane le 24 janvier, alors il faut s'y mettre. Première étape : Townsville. On dirait un nom de ville pour les dessins animés (les enfants confirment : c'est le nom de la ville où officient les « super nanas », 3 fillettes genre Superman au féminin). Rien d'extraordinaire à cette ville, sinon qu'elle se trouve en face de la grande barrière de corail et que notre guide dit qu'il y a des bons « spots » de plongée.

Vendredi 11

Finalement, nous nous sommes décidés pour une excursion en bateau qui nous amène sur un récif de la grande barrière de corail, où on peut faire aussi bien du snorkeling (pour tous) que de la plongée (pour les Antoine et Laurent). De quoi satisfaire tout le monde. La plongée ne sera pas extraordinaire (la plupart des coraux seront mort), mais la faune marine est assez riche.

Pour le snorkeling, nous sommes obligés de porter un « stinger suit », c'est-à-dire une combinaison qui protège des piqûres de méduse. C'est comme une combinaison de plongée en plus léger. Il y a plus sexy, mais du moment que c'est efficace.

Samedi 12

On reprend notre route vers le sud. Cette fois, nous allons à Airlie Beach, porte d'entrée des iles Whitsundays. Voici à quoi cela ressemble, et nous vous raconterons ce qu'on y a fait la prochaine fois...



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13/01/2008 - Le desert rouge
Publié dans 09 Australie

Townsville, le 10 janvier 2008

Uluru est le nom aborigène de Ayers Rock, c'est-à-dire du rocher rouge qui est devenu l'emblème de l'Australie.

C'est à coté de là que nous atterrissons le mercredi 2 janvier. L'ouverture de la porte de l'avion nous a fait la même impression que quand on ouvre la porte du four pour vérifier que le gratin est assez cuit. Plus de 40° à l'ombre, et donc surement facile 50 sur le tarmac de l'aéroport.

Nous récupérons vite notre grosse voiture « spécial désert » et partons pour l'hôtel. A 10 km d'Uluru, en plein désert, un village a été créé et regroupe les motels, un supermarché et un resto. Les motels ne sont pas terribles, ils sont chers mais il n'y a pas vraiment de concurrence, la première ville (Alice Spring) étant à plus de 500 km.

Nous décidons de profiter de la fin d'après-midi, une fois les fortes chaleurs passées, pour aller voir les monts Olgas (Kata Tjuta en Aborigène), à environ 50 km d'Uluru. Il s'agit d'un groupe de monolithes qui, eux aussi, passent par différentes teintes de rouge selon la position du soleil.

En arrivant, nous nous lançons dans la petite marche (1,3 km l'aller) qui permet de rejoindre l'endroit où les deux premiers monts se rejoignent (cf photo ci-dessus). Mais nous avons un peu surestimé la baisse de température en fin d'après midi. C'est une vraie fournaise et, en plus, nous n'avons prévu qu'un litre d'eau. Tout le monde souffre, et Garance et Christine devront renoncer à mi-parcours.

Après cette entrée en matière, nous resterons quand même jusqu'au coucher de soleil, et on ne le regrettera pas. On en prend plein les yeux.

Le lendemain matin, réveil à 5h30 pour aller voir le lever du soleil sur Uluru. A 6 heures, nous sommes sur place, et pour certains c'est un peu dur. Nous sommes impressionnés par le nombre de gens capables de se lever tôt pour voir le soleil se lever sur un rocher !

Et en plus, il faut reconnaitre que le monolithe est superbe et très impressionnant, mais pas plus à 6h du mat qu'à 9h ou à 17h. Enfin, on pourra dire qu'on l'a fait, et les ballades à pied autour d'Uluru sont quand même plus supportables à cette heure-là.

En fin de matinée, nous prenons la route pour notre prochaine destination. 300 km dans le désert rouge. Pour le déjeuner, nous n'avons pas le choix : il y a une seule station service/bar/épicerie/restaurant/motel. Le décor est assez irréaliste. On se croirait dans un Western.

Nous continuons la route jusque Kings Canyon, que nous ne visiterons que le lendemain matin après une soirée dans le « saloon » local passé à jouer à la belotte. Décidément, il y a un air d'Amérique ici.

Vendredi, donc, c'est une famille équipée qui part à la découverte du Kings Canyon.

On a peut être l'air ridicule comme ça, mais cela vaut mieux que de se faire manger vivant par les mouches les plus agressives (et les plus nombreuses) qu'on ait jamais vu. Cette fois, nous avons aussi prévu la réserve d'eau suffisante. Malgré cela, nous n'avons pas le courage d'escalader le canyon et de nous lancer dans la marche de 4 heures qui longe la crête du Canyon. Nous nous contentons donc d'une marche d'une heure au fond du Canyon, mais c'est déjà pas mal quand il fait 40° à 8h du matin !

Il est à peine 10h quand nous repartons. Cette fois, plus de route, uniquement de la piste ! On peut dire que nous sommes vraiment dans le désert.

Antoine en profite pour faire sa première leçon de conduite, avec le volant à droite et en passant les vitesses de la main gauche !

Pour déjeuner, nous décidons de faire un détour de 80 kms pour nous arrêter au village aborigène d'Hermannsburg. Mauvaise surprise : à part le petit supermarché local, tout est fermé et nous n'aurons droit qu'à un mauvais sandwich. En guise de rencontre local, nous croisons des Français qui habitent Singapour et qui, eux aussi, voulaient rencontrer quelques aborigènes et qui devront se contenter de la caissière du supermarché...

Nous poursuivons notre route vers l'étape suivante, Glen Helen Gorge. L'hôtel sera de loin le plus sympa de notre séjour dans le centre de l'Australie, dans une ancienne ferme, tout près d'un « Billabong » situé au milieu de la gorge. Un « Billabong » est un trou d'eau, qui atteint souvent plus de 10 mètres de profondeur, situé sur le lit d'une rivière. Quand la rivière s'assèche, le billabong devient donc un point d'eau pour les animaux et les aborigènes du coin et, dans notre cas, peut aussi servir de piscine pour se rafraichir.

Notre periple au centre de l'Australie a aussi été marqué par les débuts de la nouvelle passion d'Antoine : le boomerang. Le premier finira sa vie ici, à peine acheté, fracassé contre un arbre.

A l'hôtel, nous aurons droit à notre premier véritable BBQ australien et même à un mini-concert par un chanteur sorti d'on ne sait où (Alice Spring est à 200 kms) et qui a repris des chansons de Bob Dylan toute la soirée. C'était un peu trop pour Garance.

Le samedi matin, pour partons pour notre dernière étape. Tout au long de la route vers Alice Spring, nous multiplions les arrêts pour découvrir les curiosités géologiques plus sublimes les unes que les autres.

Ormiston Gorge

Ochres Pits, où les Aborigènes se fournissaient en pigments blancs, jaunes, roses ou rouges.

Ellery Creek Big Hole, très fréquenté par la population locale

Standley Chasm

Pour tous ceux qui comptent venir en Australie, un détour pour venir voir Uluru et les autres sites est quasi-obligatoire. Mais l'expérience qui nous aura le plus marquée, la plus extraordinaire, est cette longue étape entre Kings Canyon et Glen Helen, sur la piste de terre rouge, où nous n'avons pas du voir plus de 5 autres voitures en 300 kms. A ce moment là, on s'est senti vraiment très loin de chez nous.

Bien que Alice Spring soit une des villes les plus connues d'Australie, c'est une toute petite ville (25 000 habitants) et, de ce que l'on en a vu, cela a l'air assez mort. Si elle est toujours représentée sur les cartes du pays, c'est surement parce que c'est la seule ville situé au centre et que, sans elle, il y aurait un grand trou au milieu de la carte.

Nous n'y passons que quelques heures, le temps pour Antoine d'essayer son nouveau boomerang et pour les parents d'écrire l'article sur Sydney. Nous repartons le dimanche après-midi pour Cairns et le Queensland, vers lequel, d'après les journaux, se dirige le cyclone qui vient de frapper le nord du pays. On dirait qu'il n'y a pas qu'en France qu'il fait mauvais.



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6/01/2008 - Merry Christmas and Happy New Year in Sydney
Publié dans 09 Australie

Alice Spring, le 6 janvier 2008

Nous arrivons à Sydney le  24 décembre vers 7h. Le temps de prendre un petit dej,  de nous rendre compte qu'il y avait un décalage de 3 heures avec Bali (nous croyions que c'était 2), de récupérer la voiture et de se perdre sur les autoroutes autour de l'aéroport, il est presque 11h quand nous intégrons notre appartement à Maroubra.

En arrivant à Sydney, nous retrouvons le mode de vie occidental et avons un peu l'impression d'être rentré chez nous : larges avenues bien entretenues, respect des règles de circulation, eau du robinet potable (plus besoin d'eau minérale pour se laver les dents !). Nous n'avions pas vu cela depuis plus de 3 mois. Et en plus, tout est presque aussi cher qu'en France. Fini les diner à 3 euros max par personne !

Maroubra est dans la banlieue sud-est de Sydney, au bord de Pacifique. C'est une plage assez tranquille pour les surfeurs et les familles, au sud des plages nettement plus branchées de Bondi et Coggee. Le tout à 20 mn chrono du centre de Sydney. Nous nous apercevrons que ce quartier est le favori des français expatriés, parce qu'il est proche du Lycée français de Sydney.

Nous avons trouvé notre appartement sur internet, quand nous étions au Laos. Il appartient à des Français rentrés dans la mère-patrie pour les fêtes. Il est situé en face de la plage. Dès le petit déjeuner, nous pouvons ainsi admirer les rouleaux du Pacifique.

Malgré la fatigue (3 heures max de sommeil dans l'avion), nous devons vite repartir faire les courses. Il nous faut préparer le réveillon de Noël ! Avec un temps de préparation de 4h, nous réussissons à faire un réveillon complet : apéritif, distribution de cadeau (nous avons acheté une surprise pour chaque enfant, et ils nous ont offert des cartes de Noël qu'ils avaient personnalisées dans le plus grand secret), et repas de noël : saumon fumé pour les parents, steak-pommes-de-terre pour les enfants.

Le lendemain, les parents se réveillent avec une petite forme. La faute du vin australien bu la veille, sans doute...

Nous décidons d'aller à Bondi pour prendre l'air et voir comme les Australiens fêtent Noël en plein été. Comme seuls les enfants veulent déjeuner, c'est eux qui choisissent le resto. C'est comme ça qu'on se retrouve dans un McDo un 25 décembre.

Les australiens, eux, sont installés sur les grandes pelouses le long de la plage et font la queue au barbecue collectif : il y en a un peu partout et on peut les utiliser moyennant quelques cents. Nous confirmons que le BBQ est l'élément central du mode de vie australien : il y en a partout, y compris sur les balcons des appartements. A priori, ils ont du mal à imaginer un week-end ou un jour férié sans viande grillé, qu'ils font d'ailleurs systématiquement trop cuire. A part cela, leurs loisirs semblent être consacrés au surf et surtout aux matchs de Criquet que la télé retransmet en permanence.

Sydney est une très belle ville, où il fait apparemment bon vivre. Du centre ville, on est à 15 minutes de la plage et à 1h de la montagne. Les principaux monuments sont le célébrissime Opéra et, juste en face, le Harbour Bridge qui passe au dessus la baie de Sydney. C'est cette baie qui donne tout son charme à Sydney. Elle est immense et s'enfonce profondément dans les terres. Sinon, la ville elle-même n'a pas beaucoup de cachet, comme toutes les villes modernes, et le centre est quasi exclusivement composé de tours. Il n'y a que quelques bâtiments qui rappellent le coté « colonie britannique de l'époque Victorienne ». Les quelques expats que nous avons croisés lui reprochent son absence de vie culturelle. Si on vient à Sydney, il vaut mieux préférer les BBQ au bord de la plage que les théâtres ou les cinémas d'art et essais.

Harbour Bridge

L'opéra

Vue de la Sydney Tower (240 mètres de haut) sur la baie de Sydney, partie ouest

Vue de la Sydney Tower sur la baie de Sydney, partie est. Dans le centre, à gauche, on aperçoit l'opéra entre les tours. En haut, à droite, le passage entre la baie et le Pacifique.

Les dix jours que nous avons passés à Sydney sont passés assez vite. Nous nous sommes beaucoup promenés dans le centre, de Darling Harbour au Botanic Garden, avons passé une journée à la plage, une journée à Manly (entrée nord de la baie) où nous sommes allés en Ferry, plus les quelques tâches « administratives » (poste restante pour le CNED, et une matinée entière chez Quantas pour faire changer certaines dates de nos billets d'avion, nous apercevoir que certains vols avaient été annulés, et que les changements de date chez Oneworld ne sont pas aussi gratuits qu'on nous l'avait annoncé).

Le 31, nous avons préparé notre réveillon spécial Sydney : un pique-nique sur la péninsule qui marque l'entrée Sud de la baie de Sydney. C'est un grand parc qui donne d'un coté sur la Baie, et de l'autre sur le Pacifique. Au programme : Sandwiches, Chips, Saucissons, Smarties, Fanta, Coca, Bières, et feu d'artifice le plus célèbre du monde. Désolé pour la photo, mais c'est tout ce que nous avons réussi à faire.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2008.

NOUS VOUS SOUHAITONS D'AUSSI BEAUX VOYAGES QUE CELUI QUE NOUS SOMMES EN TRAIN DE VIVRE.

 



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