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27/12/2007 - Bali (Opus 2) et l'ascension du Kawa Ijen
Publié dans 08 Bali
Sydney, le 27 décembre 2007

Ca y est, nous avons enfin réussi à télécharger le film de Garance sur la Villa. Vous pouvez aller le voir dans l'article précédent.

Vous y retrouverez le véritable héros de notre séjour Balinais (en tout cas pour les enfants) : le chat Sally. Elle volait tout ce qui se mange, passait ses nuits à se vautrer dans les canapés et ses soirées à manger les gros cafards et autres sauterelles. Mais à part ça, pour les enfants, et surtout pour Garance,  Sally (et ses copains, parce qu'il y avait en permanence au moins trois chats) était adorable et restera le grand souvenir de Bali.

L'autre souvenir que nous garderons de notre séjour dans cette villa sera Ketut, notre cuisinière et aussi « chef » de notre petit personnel : une cuisinière donc, une aide cuisinière (Made), 2 femmes de ménage, 1 responsable jardin/piscine et 1 gardien de la porte (sa fonction principale consistait à ouvrir et à fermer le portail). Pour être honnête, tout ce personnel ne travaillait pas que pour nous : nous le partagions avec 2 autres villas, dont celle du propriétaire de l'ensemble. C'est impressionnant au début, mais on s'y fait très bien.

C'est de Ketut (prononcez « Ke Toute ») que nous rappellerons le plus, d'abord parce que c'est avec elle que nous avons passé le plus de temps, mais aussi parce que c'était la seule à parler anglais. A l'image de la plupart des Balinais, elle souriait à peu près tout le temps, et terminait ses phrases par un éclat de rire.

En revenant de notre stage de plongée à Tulamben, nous avions trouvé un mail de Jean-Pierre et Colette (NLDR : les parents de Christine) rédigé à peu près comme suit : « TROP FROID EN FRANCE - STOP - ARRIVONS DANS 8 JOURS - STOP -»

Leur arrivée a eu plusieurs effets directs : une explosion de joie des enfants à leur arrivée, un boom économique dans les secteurs du massage et des grands restaurants et une confusion linguistique généralisée, quand Jean-Pierre s'obstinait à compter « Uno, Dos, Tres » devant des serveurs interloqués que Colette remerciait d'un sincère « Danke Schoen ».

Cela nous a permis aussi de mettre fin, au moins temporairement, à nos petites habitudes de famille en vadrouille depuis 3 mois, du genre la répétitive belotte avant diner.

C'est donc à 6 que nous avons poursuivis la visite de l'île, des magnifiques rizières à terrasse jusqu'au lacs dans les montagnes qui occupent la majeure partie de l'île. Malheureusement, le ciel s'est rappelé à ce moment là que la saison des pluies avait commencée depuis plus d'un mois, et cela a un peu perturbé nos ballades.

Dans la série « nous sommes toujours aussi sportifs » (j'en entends qui rigolent), nous avons enchainé avec la journée « Rafting », quelques journées Surf (pour Antoine) et quelques journées plages où Colette et Christine ont fait la fortune des marchandes de bijoux.

Pour l'avant dernier jour à Bali, nous avions prévu de monter sur un des plus hauts sommets de l'île, le Gunung Batur, d'où la vue est parait-il superbe. Mais vu la météo, nous avons décidé de repartir pour une journée de plongée, avec cette fois-ci une grande première : Christine allait plonger. Succès total, Elle a atteint les 8 mètres !

Le Vendredi 21, nous avons tous quitté la villa. Direction l'hôtel pour Colette et Jean-Pierre qui y ont terminé leur séjour, et le terminal de bus de Denpasar pour nous. Là, nous avons pris un bus pour Gilimanuk, la ville la plus à l'ouest de Bali et d'où partent les Ferrys pour Java. 4 heures dans un bus d'un autre âge, cela nous rappelle le Laos. On ne se lasse pas d'observer les autres voyageurs qui montent et descendent un peu n'importe où, de l'écolier qui rentre chez lui jusqu'au paysan qui descend son sac de riz en plein milieu d'une route de campagne, à des centaines de mètre de la première habitation.

Arrivé sur Java, nous mettons un peu de temps à nous débarrasser d'un « chauffeur de taxi » un peu collant qui refuse de lâcher le morceau après avoir essayer de nous arnaquer. Nous trouvons finalement quelqu'un pour nous emmener au « Ijen Resort ».

Le site est féérique. Tout au bout d'une piste défoncée de 6 km au milieu des rizières, nous arrivons à notre hôtel.

A notre grande surprise, nous découvrons que nous sommes les seuls clients de l'hôtel ! Nous savions que c'était la basse saison (encore que la période de Noël est proche) et que l'hôtel n'est pas facile d'accès, mais quand même ! Nous aurons ainsi à notre disposition exclusive le restaurant, la piscine et le personnel de l'hôtel pendant 48 heures.

Le lendemain, réveil à 4h30 pour ce qui est la raison de notre visite ici : l'ascension du Kawa Ijen, l'un des volcans actifs de Java et, selon les guides de voyages, l'un des plus beaux. Sa caractéristique est que son cratère est rempli d'acide sulfurique. Cela forme un lac vert, profond de 200 mètres.

Autour du lac, des colonnes de fumées chargées de souffre s'échappent du volcan. Lors des pics d'activités sismiques, l'accès au volcan est fermé parce que les jets de fumées provoquent de véritables geysers d'acide qui peuvent monter à plusieurs dizaines de mètres.

Au fil des ans, le souffre s'est entassé sur les bords du lac, où les hommes des villages des environs viennent le ramasser. Dès 4h du matin, ils montent sur la crête du cratère (là où s'arrêtent les touristes), puis redescendent au bord du lac. Là, ils extraient entre 50 et 80 kg de souffre qu'ils chargent dans des paniers, puis remontent sur la crête, redescendent vers le premier village, et ils recommencent ... Trois voyages par jour, pour lesquels ils gagnent environ 70 000 roupies (un peu plus de 5 €).

Comme ils ne sont pas certains que les fumées sont assez toxiques, ils fument tous comme des pompiers! Nous avons ainsi été aimablement invités, avant l'ascension, à acheter 2 paquets de leur marque préférée (sans filtre bien sur) et à les distribuer au fur et à mesure que nous croisions les porteurs.

Nous avons ainsi croisé « Guino », qui fait ce métier depuis 35 ans et qui se vante d'avoir été le porteur personnel de Nicolas Hulot lorsqu'il est venu tourner une émission au Kawa Ijen. Java est d'ailleurs le premier endroit où, en apprenant que nous sommes français, les gens nous citent notre second Nicolas national au lieu de Zidane et Platini (d'habitude n° 1 et 2).

Dimanche 23, nous sommes repartis vers Bali pour prendre notre avion vers l'Australie. Notre périple asiatique s'est terminé dans le stress, puisque la fréquence des bus n'est pas du tout celle qu'on nous avait indiquée. Du coup, nous nous sommes entassés dans une voiture d'un Balinais qui rentrait chez lui (et qui était ravi de rentabiliser son voyage) mais qui s'est révélé un peu lent sur la route (jamais plus de 40 km/h !). Résultat : alors que nous pensions avoir 2 à 3 heures de marge, nous sommes arrivés à l'aéroport 1 heure avant le décollage.

Nous devrions maintenant être rodés, mais nos arrivées et nos départs sont toujours aussi mouvementés, et nous ne constatons pas vraiment d'amélioration. Peut être qu'aux Etats-Unis cela ira mieux ...



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9/12/2007 - Bali
Publié dans 08 Bali

Umalas, Bali, le 9 décembre 2007

Déjà deux semaines que nous sommes à Bali, et nous comprenons maintenant pourquoi tant de français (et d'autres) ont décidé de s'installer ici. Les paysages sont superbes, que l'on regarde vers la mer ou vers les terres, les Balinais sont super agréables, la vie n'est globalement pas chère, le logement non plus (une villa coute 50 000 euros), il fait tout le temps beau, et on peut pratiquer à peu près toutes les activités imaginables dans un rayon de 50 kms : Surf, plongée et tous les sports nautiques, mais aussi rafting, équitation, randonnée en montagne ... Il n'y a que pour le ski que cela peut être difficile.

Pour la première et dernière fois de notre voyage, nous sommes sédentaires pendant un mois. Nous avons loué une villa à Umalas, petit village entouré de rizières juste au dessus de Seminyak, qui est au nord de la zone hyper-touristique de Kuta.

Pour que vous compreniez bien la précarité de notre installation, Garance vous a préparé un petit film de présentation de la villa.

Nous avons aussi loué une voiture pour pouvoir être libre dans nos déplacements. La première difficulté a été de s'adapter à la circulation balinaise : circulation dense, rues étroites sur lesquelles on passe à 3 ou 4 de front (2 voitures, une moto, plus souvent un piéton, sans parler des voitures mal garés), des scooters par milliers, on roule à gauche, des sens interdits partout, peu de panneaux indicateurs et aucune carte routière fiable. Résultat, notre première expédition pour trouver la poste centrale de Denpasar, à environ 10 km, nous a pris 3 heures !

Seconde difficulté : récupérer les colis et les courriers que nos parents nous avaient fait parvenir. C'est celui qui contenait les guides de nos prochaines destinations (et, pour Antoine, Harry Potter 7) que nous avons eu le plus de mal à récupérer. A notre quatrième visite à la poste, nous avons fouillé dans les listings et nous avons retrouvé le colis, qui était en fait arrivé depuis le 12 novembre !

Dès la première semaine, les enfants ont voulu s'adapter aux coutumes locales, et ont pris des cours de Surf. Ils ont confirmé l'enthousiasme qu'Antoine avait éprouvé lors d'un premier essai à Biarritz. Les voilà maintenant fin prêt pour les plages de Sydney.

Cette semaine, c'était activité Plongée. Cette fois, c'est notre séjour en Polynésie que nous avons préparé. Antoine et Laurent ont fait un stage de 3 jours pour obtenir le diplôme PADI, qui permet de plonger jusque 18 mètres dans toutes les mers du monde. Le premier jour était consacré à la théorie et à des exercices en piscine. Les deux autres jours, nous sommes partis tous les quatre à Tulamben, sur la cote Nord-est de l'île. Garance, trop jeune pour faire le stage, a  fait deux plongées à 6 mètres accompagnée par un moniteur. Et Christine a découvert les fonds marins en snorkeling. Elle a promis d'essayer la plongée en Polynésie...

Notre hôtel à Tulamben

Outre les coraux et les poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, les plongées à Tulamben permettent de visiter l'épave du cargo Américain le Liberty. Ce dernier fut torpillé par les japonais en 1942, et échoué sur la plage par les Américains pour récupérer la cargaison. En 1963, les coulées de lave de la dernière éruption du Gunung Agung (principal volcan de Bali) l'ont envoyé reposer à moins de 100 mètres du rivage. Malheureusement pour vous, nous ne sommes pas encore équipés pour la photo sous-marine et vous ne verrez rien de toutes les merveilles que nous avons découvertes à quelques mètres de la surface.

Entre toutes ces activités sportives, nous avons aussi commencé la visite de l'île, à commencer par les plages et leurs célèbres couchers de soleil, Ubud et ses artisans, Jimbaran et ses restaurants de poisson, et la presqu'ile de Burkit, à l'extrême sud.

Plage de Seminyak

Plage de Canggu

Ubud et ses marchés d'artisanat

Enfin, nous avons profité des bars en face de la plage de Seminyak, qui offrent des connexions Wi-Fi, pour rattraper notre travail en retard et nous mettre à jour des mails.

La vue depuis notre bureau :

On arrête là, car il ne nous reste que deux semaines pour compléter notre découverte de Bali, et nous avons encore beaucoup de choses à faire...



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