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9/08/2008 - Retour
Publié dans 21 Conclusion

Colombes, le 8 août 2008

Cette fois, pas de doute, nous sommes bien rentrés. Nous pensions écrire ce dernier article bien plus tôt, mais il nous aura fallu plus de 10 jours pour récupérer une ligne téléphonique (et l'accès internet qui va avec).

Sans surprise, les enfants sont plutôt contents de rentrer. Pour les parents, c'est beaucoup plus dur, et il ne se passe pas un jour sans qu'on se dise qu'on aimerait bien être ailleurs...

Les dernières heures à New York nous ont réservé encore quelques surprises. Après avoir préparé nos valises pour le retour, nous sommes partis pour la visite hautement symbolique de l'immeuble des Nations-Unis. Intéressant et instructif.
 

De retour à l'hôtel, nous découvrons que le taxi que nous avions commandé s'est transformé, par la grâce du concierge, en une limousine typiquement américaine. Nous n'y avions pas pensé, mais après tout c'est une bonne idée pour terminer notre séjour new-yorkais.
 

Pour notre dernier vol, ils nous ont gâtés : Embarquement à l'heure, débarquement une heure plus tard (la clim ne marchait pas en première, les pauvres), changement d'avion et décollage avec 3 heures de retard !

Arrivée à Paris, Charles de Gaulle, le mardi 29 juillet vers 13h, où nous terminons notre voyage.

Il ne nous reste maintenant qu'à nous ré acclimater à la vie parisienne, à reprendre le travail et à nous plonger dans nos souvenirs pour revivre les moments forts de cette année.

En nous remémorant nos attentes et nos craintes d'il y a un an, nous réalisons à quel point nous avons eu raison de nous lancer dans cette aventure. Nous ne sommes pas prêt d'oublier les paysages sublimes que nous avons vus, ni les rencontres que nous avons faites. Les souvenirs sont d'autant plus beau qu'aucun d'entre nous n'a eu de problème de santé, la seule chose qui aurait pu gacher le voyage.

Au chapitre des réussites, il faut aussi parler du CNED. Avec un peu de mal au début, les enfants se sont très bien adaptés à ce nouveau mode de fonctionnement scolaire. Ils ont eu de très bons résultats, et surtout ont été plus autonomes dans leur travail que nous le pensions. Il faut maintenant qu'ils réapprennent le mode de fonctionnement des « sédentaires »! Notre seul regret porte sur les échanges qu'ils devaient avoir avec leurs classes en France, que nous n'avons pas réussis à mettre en place pour Antoine. Ses profs paraissaient pourtant très intéressés avant notre départ, et nous les avions rencontrés plusieurs fois. Mais une fois partis, l'école s'est distinguée par son silence radio, malgré plusieurs messages de notre part. Dommage. D'autant que pour Garance, cela a très bien marché, et nous remercions Mme Flageul, son institutrice, qui emmenait régulièrement sa classe en salle informatique pour lire le blog et laisser les commentaires que vous pouvez lire dans la rubrique « le blog de Garance ». Ces jours là, 30 e-mails arrivaient d'un coup dans notre messagerie ! Les « reportages » que les enfants devaient envoyer à leur classe se sont arrêtés après les deux premiers numéros (Afrique et Chine), ceux d'Antoine parce qu'il n'avait aucun retour, ceux de Garance parce qu'elle ne voulait pas être la seule à travailler !

Notre voyage nous a aussi appris deux choses, qui viennent démentir certaines idées reçues qu'on entend ou qu'on lit beaucoup dans les journaux et dans les guides de voyages :

  • Les Français voyagent et s'expatrient ! Dans la plupart des pays que nous avons traversés, les Français constituent même la première population touristique (parfois à égalité avec les Anglais ou les Allemands). Cela ne nous a pas trop étonné au Laos (ancienne colonie oblige), mais beaucoup plus à l'île de Pâques ou en Bolivie !
  • Les pays que nous avons traversés sont beaucoup plus sur que ce qu'on en dit. Au hit-parade des sites alarmistes, celui du ministère des Affaires étrangères remporte la palme. Quand on lit ce qu'ils écrivent sur Copacabana (Bolivie, au bord du lac Titicaca), on a l'impression qu'ils se sont trompés de planète ! C'est la même chose pour le Pérou. Nulle part, nous ne nous sommes sentis en insécurité. A condition de respecter quelques règles de bon sens (ne pas étaler ses richesses dans un pays pauvre, éviter les ruelles sombres la nuit, ...), on peut voyager partout !

Avant de clôturer ce blog, nous tenons à vous remercier d'avoir été si nombreux à suivre nos pérégrinations sur la planète. Nous espérons avoir réussi à vous faire partager l'émerveillement que nous avons ressenti pendant ces 45 semaines, et que notre voyage ait donné à d'autres l'envie de plonger dans l'aventure.

En ce qui nous concerne, nous allons maintenant reprendre notre vie « d'avant ». Les enfants vont grandir, et peut-être constaterons-nous dans quelques années que nous leur avons inoculé le virus du voyage et partiront-ils avec leurs ami(e)s ou conjoints. Quand aux parents, ils parlent déjà de leur prochain tour du monde, plus tard, quand les enfants seront grands...

A bientôt

Garance, Christine, Antoine et Laurent

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Le Tour Du Monde en chiffre

7560 photos, dont 1048 sur le blog

53 bateaux
39 avions
10 voitures louées
6 trains
2 camping car
Beaucoup de bus...

215 nuits dans 84 hôtels
45 nuits dans des locations (Bali, Sydney et Huahine)
39 nuits dans un camping car
8 nuits sur un bateau
7 nuits dans les avions
2 nuits dans le train
1 nuit dans un bus

________________________________________________________________________________________________________

Les Classements

Nous avons joué à « classer » les pays et les endroits traversés. Ce classement est évidemment injuste puisqu'il fait apparaitre en fin de liste des pays que nous avons adoré (puisque nous les avons tous aimés) !

A noter : nous avons tous noté nos préférences sans connaître le classement des autres.

Les hôtels

Christine

Laurent

Antoine

Garance

1er

Green Park à Vientiane

Montain Retreat à Yangshuo

Palm's (Las Vegas)

Green park à Vientiane

2ème

Palm's à Las Vegas

Green Park à Vientiane

Bora Bora Nui

Palm's à Las Vegas

3ème

Parador Santa Maria de Real à Sucre (Bolivie)

Le Château à Tangariro (NZ)

Green Park (Vientiane)

Airlie beach

4ème

Bora Bora Nui Suites & SPA

Parador Santa Maria de Real à Sucre (Bolivie))

Kia Ora (Rangiroa)

Pension Havaïki à Fakarava

5ème

Hampton Inn à Chicago

Quinta Adela à San Pedro de Atacama (pour l'accueil)

Beijing Sihe (Pékin)

Le Château à Tangariro (NZ)

L'hôtel Green Park, à Vientiane, est le seul que nous avons tous placé dans nos 5 favoris.

Nos villes préférées

Christine

Laurent

Antoine

Garance

1er

Los Angeles

Santiago

Hong Kong

Los Angeles

2ème

Auckland

Pékin

Los Angeles

Sydney

3ème

Santiago du Chili

Los Angeles

Sidney

Hong Kong

Los Angeles fait l'unanimité

La pire galère du tour du monde

Garance : « Quand nous étions sur le Kokomo, en Australie »

Antoine : « 20 heures de train entre Guilin et Kunming, en Chine, où j'étais malade »

Christine : « La première nuit à Los Angeles, où j'ai été très malade... »

Laurent : « Le premier jour sur le Kokomo, où nous avons quitté le port sous une pluie tropicale et où on ne voyait pas à 20 mètres. »

Nos 7 merveilles du monde (les plus beaux endroits)

Christine

Laurent

Antoine

Garance

1er

Rangiroa

Salar d'Uyuni

Iles Tuamotu

Ngorongoro

2ème

Salar D'Uyuni

Rizières à Bali

Ngorongoro

Vue du plus haut point de l'île de Pâques

3ème

Nouvelle Zélande (tous paysages confondus)

Iles Tuamotu (Polynésie)

Yangshuo

Tuamotu

4ème

Monument Valley

Fjordland en NZ

Machu Picchu

Salar d'Uyuni

5ème

Rizières à Bali

Cratère du NgoroNgoro

Désert Australien

Rizières Bali

6ème

Cratère du NgoroNgoro

Perito Moreno

Désert Américain

Yangshuo

7ème

Lac Titicaca

La région de Yangshuo

Rizières à Bali

Temples d'Angkor

Consensus pour 3 endroits à ne pas rater : L'atoll de Rangiroa dans les Tuamotu, les Rizières en terrasse à Bali et le cratère du Ngorongoro en Tanzanie

Top 3 des endroits où il ferait bon vivre

Christine

Laurent

Antoine

Garance

1er

Los Angeles

Bali

San Clemente

Bali

2ème

Polynésie Française

Californie

Sydney

Los Angeles

3ème

Bali

Santiago du Chili

Bali

Ile de Pâques

Il ne faudra pas vous étonner si vous nous retrouvez un jour à Bali ou en Californie...

Les pays que nous avons préférés pendant le tour du monde

Christine

Laurent

Antoine

Garance

Tanzanie

7

6

5

5

Zanzibar

10

15

15

14

Chine

15

4

4

10

Laos

11

1

10

7

Cambodge

14

12

13

15

Bali / Indonésie

1

2

2

1

Australie

5

10

3

8

Nouvelle-Zélande

6

8

9

9

Polynésie

2

11

14

2

Ile de Pâques

12

7

6

4

Patagonie

8

3

11

13

Chili (Santiago - San Pedro de Atacama)

3

5

8

6

Bolivie

9

9

12

11

Pérou

13

13

7

12

Etats-Unis

4

14

1

3

Les principales différences de classement portent sur la Chine (les garçons aiment, les filles moins), le Laos, la Polynésie (les filles aiment, les garçons moins), l'ile de Pâques et les Etats-Unis.

Quelques commentaires :

Christine :

  • « Bali en 1er, parce que les conditions dans lesquelles nous étions étaient idéales (Villa, plage, sport, visite, ...)
  • Polynésie en 2, parce que c'est le pays que j'attendais et je n'ai pas été déçu
  • Chili en 3 : Santiago est une ville très agréable. L'accueil à San Pedo de Atacama a été extraordinaire (Hotel Quinta Adela) et le village est très sympa.
  • Etats-Unis en 4 : J'adore la Californie. Cela m'a rappelé des souvenirs lointains
  • Pérou en 13 : c'était en fin d'Amérique du Sud, avec un phénomène de raz-le-bol et de déjà vu
  • Cambodge en 14 : les temples, pas trop mon truc. OK pour 1, mais j'ai décroché au 15ème
  • Chine : Parce que j'ai été malade la dernière semaine, et je ne supporte plus la nourriture chinoise ! »

Laurent :

  • « Laos en 1er : Les gens les plus gentils du monde, paysages sublimes, pas trop de touristes. Le 1er pays où je me suis vraiment senti en tour du monde
  • Bali en deux, parce que c'est incontestablement un des plus beaux souvenirs de notre TDM
  • Patagonie en 3ème place, pour ses paysages à peine croyables, surtout au Perito Moreno et dans les méandres au sud de la terre de feu, en remontant du Cap Horn
  • Chine en 4ème, parce qu'on croit avoir tout lu et entendu sur la chine, et qu'on est quand même surpris.
  • La 13ème place pour le Pérou : Puno est une ville sans intérêt, mais j'ai beaucoup aimé Cuzco et le Machu Picchu, et nous avons fait une belle rencontre à Cuzco (Antoine et Katharine, nos hôtes). C'est assez injuste de mettre le Pérou en fin de liste, mais cela l'aurait été aussi pour le Cambodge ou la Polynésie. Il fallait un 13ème. Et nous n'avons vu qu'une petite partie du Pérou.
  • Etats Unis : C'est un pays extraordinaire, avec des gens accueillant, bienveillant envers les Français et avec des paysages fantastiques. Mais nous n'étions plus vraiment en tour du monde, plutôt en vacances. Et il fallait un 14ème
  • Zanzibar. La seule déception du voyage. Nous avons été trop importunés par les rabatteurs à Stonetown, et l'hôtel Hakuna Majiwé était trop calme et isolé pour un début de TDM »

Antoine

  • « J'ai adoré les Etats-Unis de tous les côtés. Les paysage sont superbes, Les gens sympa et on mange bien. Tous ce qui faut.
  • Bali est génial. Il est impossible de s'ennuyer là-bas.
  • Australie en 3 : j'ai aimé là-bas la diversité des trucs à faire : surf à Sydney et au Queensland, désert au centre, Ski pas loin de Sydney...
  • Chine 4ème : Très impressionnant, surtout Hong Kong.
  • Angkor, c'est beau mais les sculptures etc. ce n'est pas mon truc
  • Polynésie en 14 : En dehors de la plongée il n'y a pas grand-chose à faire (Pour la baignade ce n'est pas si bien qu'on le croît).
  • Zanzibar en dernier : La capitale n'a aucun n'intérêt et au Hakuna Majiwe on s'est ennuyé car il y avait la piscine mais rien d'autre à faire. »

Garance :

  • « Bali en 1er : Les paysages étaient très beaux, les gens étaient sympathiques et je me suis fait plein de camarades de jeu (des chats)
  • Polynésie en 2 : L'eau était belle et chaude, je me suis fait des amis et on a rencontré des animaux (chiens et chats)
  • J'ai bien aimé la Californie parce qu'il y avait la mer, on est allé dans des parcs (Disneyland, Sea World, Universal) et on s'est bien amusé.
  • Sur l'île de Pâques (4ème), il y a des chevaux partout, et c'est la première fois que j'ai vu des petits chiots naître, et les paysages sont superbes.
  • Patagonie en 13 : Il faisait un peu froid, et à part la croisière je ne me suis pas beaucoup amusée.
  • Un peu déçu par Zanzibar, pas grand-chose à faire, on s'ennuyait un peu, et il faisait chaud
  • Le Cambodge en 15ème,  parce que on a fait que des visites et que on restait planté au soleil et qu'il faisait chaud »

Si on additionne les scores, on arrive au classement suivant :

1er (de loin) :             Bali
2ème (ex aequo) :     Chili et Etats-Unis
4ème :                       Tanzanie
5ème :                       Australie
6ème :                       Laos
7ème (ex aequo) :     Polynésie et ile de Pâques
9ème :                       Nouvelle Zélande
10ème :                     Chine
11ème :                     Patagonie
12ème :                     Bolivie
13ème :                     Pérou
14ème (ex aequo) :   Cambodge et Zanzibar

________________________________________________________________________________________________________

Tour Du Monde à 4

Départ à l'aéroport CDG, Paris                                                Fin du safari en Tanzanie
 

Zanzibar                                                                              Voyage en ballon à Yangshuo (Chine)
 

Près de Luang prabang (Laos)                                                 Angkor (Cambodge)
 

Plage de Seminyak (Bali)                                                        En haut du Kawa Ijen (Java, Indonésie)
 

Uluru (Australie)                                                                     Glenorchie (Nouvelle Zélande)
 

Atoll de Fakarava (Tuamotu, Polynésie)                                  Ile de Pâques
 

Frontière Chili-Argentine, en Patagonie                                    Glacier Perito Moreno (Argentine)
 

Au sud de la terre de feu (Chili)                                               San Pedro de Atacama (Chili)
 

Désert de Dali, dans le Sud Lipez (Bolivie)                              Camping à Florence (Oregon, USA)
 

San Francisco, face à Alcatraz (USA)                                     Retour à l'aéroport CDG, Paris
 



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28/07/2008 - Dernière étape
Publié dans 15 USA

New York, le 27 juillet 2008

Lorsque vous lirez ces lignes, nous serons peut-être rentrés à Colombes. Ces deux dernières semaines, nous n'aurons pas su nous empêcher de penser beaucoup au retour. Nous l'avons même un peu préparé, entre les mails que Christine reçoit pour la reprise de son travail et la recherche d'un opérateur pour avoir une nouvelle ligne téléphonique à la maison.

Nous finissons notre voyage par deux grandes villes que nous connaissons déjà et que nous voulions faire découvrir aux enfants : Chicago, où Laurent avait passé 2 jours en 2002 (pour son boulot) et New York, où nous étions déjà venus ... en 1994, pour notre voyage de noces ! Cela ne nous rajeunit pas !

Chicago est une très belle ville, agréable à vivre (en tout cas en été). Elle occupe les rives du lac Michigan (quasiment une mer, on ne voit pas l'autre coté). C'est la ville où ont été inventés les gratte-ciels. Non seulement il y en a partout, mais en plus ils continuent d'en construire. Mais contrairement à la plupart des autres grandes villes (aux US et ailleurs), l'ensemble parait harmonieux et aéré, alors qu'à New York il est hétéroclite et étouffant.

Nous ne sommes pas spécialement fana de tours, mais ici elles sont assez jolies. Chaque tour parait avoir fait l'objet d'un concours d'architecture, qu'elle soit ancienne (Tribune Tower) ou toute nouvelle (Trump Tower, toujours en cours de construction). Il n'y a que la plus grande, Sears Tower, qui soit un peu banale. Ci-dessous, la plus grande tour est le John Hancock center (338 mètres).

Nous arrivons à Chicago le mardi 15 juillet. Après un court trajet depuis l'aéroport, entassés à 10 dans un minibus, nous nous installons dans l'hôtel-résidence que nous avons réservé depuis la Californie. Bonne surprise, la chambre est très grande, composée de deux pièces, et le petit-déjeuner est compris. Il y a même une piscine, une salle de gym et internet !

Le premier soir, nous partons diner à Pizzeria Uno, l'inventeur mondial de la pizza « épaisse » : la pâte fait 5 centimètres d'épaisseur. Nous sommes affamés, n'ayant rien avalés depuis le matin. Il nous faudra pourtant attendre une heure pour pouvoir nous asseoir à une table, tout cela pour une pizza qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Le mercredi, nous partons à la découverte de la ville. Comme toujours dans ces cas là, on marche beaucoup et nous rentrons à l'hôtel épuisés. Nous avons quand même la force de ressortir et de prendre le métro pour notre intermède culturel de la semaine : nous allons voir « Blue man Group », un spectacle qui se joue simultanément dans plusieurs villes des US. Critère principal pour choisir le spectacle : c'est uniquement visuel, pas besoin de comprendre l'anglais. C'était une condition sine qua non pour Garance, qui menaçait de rester à l'hôtel. Nous ressortons tous enchantés : c'était drôle, dynamique et original.

Le jeudi, sous les pavés, c'est la plage. Nous allons au bout de Michigan Avenue (les Champs Elysées du coin) et nous installons sur le sable fin, face au lac. Il n'y a pas trop de monde (le week-end, il parait que c'est bondé) mais il fait trop chaud, et l'eau est trop froide (surtout pour Laurent) : nous ne restons pas trop longtemps.

Le lendemain, nous rejoignons les autres touristes pour un tour en bateau sur le lac et sur la rivière « Chicago ». Cette dernière est unique au monde : comme elle ramenait vers Chicago tous les déchets des environs, ce qui posait de graves problèmes d'hygiène et d'odeurs, les américains ont tout simplement inversé son cours ! Elle coule maintenant dans l'autre sens, c'est-à-dire que c'est l'eau du lac et les déchets de Chicago qui partent dans la rivière qui rejoint Saint-Louis, le Mississipi et le Golf du Mexique !

Le samedi, nous complétons notre visite de Chicago par le loop (le quartier des affaires, encerclé par une boucle formée par le métro aérien) et par la gare centrale de Chicago : Deux jours plus tôt, nous avons loué le DVD des « Incorruptibles » et nous voulions voir le « vrai » décor du film (c'est là où il y a une fusillade pendant que la poussette descend les escaliers de la gare).

Le soir, nous partons boire un verre tout en haut du Hancock center (96 étages), vue imprenable sur la ville et le lac.
 

Le dimanche, pour compléter notre intégration et tenter de ressembler à la famille type américaine, nous partons au stade pour assister au match qui oppose les White Sox de Chicago aux Royals de Kansas City. Il s'agit, vous l'avez compris, de base-ball. Nous passons une très bonne après-midi, parvenant à nous passionner pour le match (très serré, mais les White Sox finiront par perdre) et même à comprendre quelques règles de ce sport. Les « Strike » et « Home Run » n'ont plus de secret pour nous. A peine rentré à l'hôtel, Antoine se précipite sur internet pour trouver un club dans les Hauts-de-Seine...

Le lundi 21 juillet, nous prenons notre dernier vol avant celui, fatidique, du retour. Dès l'origine, nous avions décidé de finir par New York, surement la ville la plus extra-ordinaire (au sens premier du terme) du monde.

Avec un peu de difficultés, nous avons réservé un hôtel depuis Chicago. Si nous nous y étions pris plus tôt, nous aurions peut-être pu trouver un appartement à sous-louer, comme à Sydney...

Notre chambre pour 4 est plutôt petite (surtout comparée à celle de Chicago), mais l'hôtel est propre et très bien situé à Mid Town (28ème rue, entre la 6ème et la 7ème avenue, tout près du métro).

Comme à Chicago, notre premier souci est de nous rendre au centre d'information pour lister les TO DOs de la semaine et acheter notre MetroCard qui permet un accès illimité au métro et aux bus. Chose surprenante, l'employé de la RATP New Yorkaise nous dit qu'il trouve les tickets chers, nous conseille de ne pas payer pour Garance, et suggère qu'elle passe sous les tourniquets du métro ! Toute la semaine, Garance jouera donc les resquilleuses avec bonne conscience.

Nous voulions voir une pièce à Broadway, mais avec les mêmes contraintes de langage qu'à Chicago, nous allons voir un spectable « Off-Broadway », Stromp, où 8 percussionnistes se déchainent pendant 2 heures et avec tous les instruments possibles (des balais, des boites d'allumettes, des journaux, ...). Bien, mais pas extraordinaire.

Nous parcourons Manhattan en tous sens à pied, en bus et en métro, pour essayer de ne rien rater. Il y a 14 ans, nous n'y avions passé que 2 jours et nous n'avions pas vu grand-chose. Cette fois, nous complétons notre connaissance de Big Apple.

Lundi : Times Square et le quartier de notre hôtel. Immédiatement, nous ressentons le même sentiment qu'il y a quatorze ans, en constatant la frénésie de la circulation et des New Yorkais.

Les magasins ne semblent jamais fermer (ni le soir, ni le week-end). Les taxis klaxonnent tant qu'ils peuvent, et les New Yorkais courent d'un magasin à l'autre.

Dans les rues, on entend beaucoup parler espagnol (et français !).

A l'époque, nous nous étions dit que Paris ressemblait à une petite ville de province. Aujourd‘hui, les enfants nous disent que New York les fait penser à Hong Kong !

Mardi : Statut de la Liberté, Ellis island (la petite île où les douaniers américains « accueillaient » tous les immigrants au début du XXème siècle), Downtown, Wall Street et Ground 0 (où s'élevaient les tours du World Trade Center), qui n'est qu'un immense chantier.

 

Mercredi : 5ème avenue, Rockefeller Center, 3 heures de culture au Metropolitan Museum (c'est lui ou le Louvre le plus grand musée du monde ?) et un premier aperçu de Central Park

Jeudi : Upper West Side et Central Park, où nous commençons notre entrainement intensif de baseball. Nous comptons bien représenter la France pour les JO de 2012 (mais il y a encore du boulot !).
 
 

Central Park est vraiment un parc superbe, et nous y passons presque toute la journée. En plus, on retrouve des décors de films tous les 100 mètres !
 

Vendredi : Tribeca, Soho, Little Italy et Greenwich Village

Samedi : Brooklyn Bridge, une petite ballade dans Brooklyn, et à nouveau Times Square
 

Dimanche : Une heure de métro pour rejoindre Coney Island, une plage au bord de l'atlantique où une sorte de Luna Park a été installée dans les années 50. Il n'a pas du être beaucoup rénové depuis ! Les enfants font quelques tours de manège, mais malheureusement le temps n'est pas terrible et nous devons écourter la ballade le long de l'océan.

En rentrant, nous faisons un détour pour avoir un rapide aperçu d'Harlem.

Ce soir, nous avons fait un dernier diner dans un restaurant qui affichait « Best burgers in NYC ! ». Demain, nous prenons l'avion à 21h30. Après avoir libéré notre chambre, nous laisserons les bagages à l'hôtel et irons visiter le building des Nations-Unis. Beau symbole pour un dernier jour de tour du monde, non ?

Mardi, nous serons à Paris. Ainsi s'achève 10 mois et demi d'un voyage fantastique. Mais il est encore un peu tôt pour conclure : il nous reste environ 36 heures ! Nous allons en profiter un maximum et vous attendrez que nous soyons rentrés pour lire la conclusion...



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18/07/2008 - San Clemente, 25 ans après
Publié dans 15 USA
Chicago, le 15 juillet 2008

Dans 15 jours, on rentre. On commence à avoir du mal à ne pas y penser. Les enfants ne semblent pas trop peinés - ils vont enfin retrouver leurs jeux vidéos ! Les parents sont moins enthousiastes : il va falloir reprendre la vie quotidienne, préparer la rentrée des classes, repartir au boulot, ...

En attendant, nous voici à San Francisco. La ville nous plait tout de suite, même si il fait un petit peu frisquet. Nous trouvons un hôtel au nom français, « l'hôtel des arts », dont chaque chambre a été décorée par un artiste local. Le notre était du genre « gothique » !

Le quartier jouxte Chinatown. Le vendredi, c'est par là que nous commençons notre premier jour de visite, par une longue ballade que nous poursuivons vers Telegraph Hill puis vers les « Piers » qui bordent la baie de San Francisco. La baie et le fameux Golden Gate Bridge sont presque continuellement recouverts d'une brume épaisse.
 

Nous rejoignons en fin de journée notre hôtel en prenant le Cable Car, tramway local mû par des câbles placés sous la route, qui lui permettent de gravir les collines escarpées de la ville. C'est le moyen de locomotion préféré des touristes, et cela se voit : 1 heure d'attente ! On ne le fera qu'une fois...

Le lendemain, réveil aux aurores (7h, c'est tôt pour nous) pour prendre le premier bateau pour Alcatraz. Nous pensons ainsi échapper aux hordes de touristes en ce week-end de fête nationale. Mais quand nous arrivons, c'est déjà complet ! La première place disponible, c'est mardi prochain. Nous nous contenterons donc d'une vue d'Alcatraz, de loin (l'île au milieu de la baie, sur la photo en haut à gauche).

A la place, nous décidons de faire une ballade en vélo. Nous choisissons un loueur au hasard, et c'est alors que survient ce qui aurait pu être une catastrophe : la charmante loueuse de vélo, toute contente d'exercer son français, nous demande notre carte de crédit, la passe sur sa machine type « fer à repasser » ... et casse un morceau de la carte, c'est-à-dire de notre seul moyen de subsistance ! La jeune fille est toute penaude, nous fait une remise sur les vélos, mais cela ne résout pas notre problème. Heureusement, les distributeurs acceptent les cartes abimées, et nous pouvons continuer notre voyage sans être obligé de mendier.

Nous partons pour une grande ballade  en vélo (et en tandem pour Antoine et Laurent) en longeant la marina de San Francisco, en prenant le Golden Gate (toujours dans le brouillard) et en rejoignant la petite ville de Sausalito, sur la partie nord de la baie.

Nous revenons vers San Francisco en Ferry, les enfants se déclarant trop fatigués pour revenir en pédalant. La jeunesse n'est plus ce qu'elle était...

Le lendemain, dernière journée à San Francisco, nous partons en voiture pour l'Exploratorium, sorte de Palais de la découverte San-Franciscain (assez décevant), puis nous nous amusons à arpenter les rues de la ville (on a un peu l'impression d'être dans des montagnes russes). Nous déjeunons sur la plage qui borde le Pacifique, à l'ouest de la ville, passons par le quartier bohème (où sont nés les mouvements hippies dans les sixties), et repassons une nouvelle fois le Golden Gate, en voiture cette fois. La brume s'est enfin dissipée.
 

Le lundi matin, nous quittons San Francisco pour rejoindre le parc Yosemite, vers l'est. En fait, nous roulons une grande partie de la journée. Nous ne faisons qu'une halte pour déjeuner d'un mauvais hamburger (Antoine me souffle qu'il les a trouvé très bon...) au bord de la route, puis une autre au centre d'information du parc, pour préparer la journée du lendemain. Nous traversons ensuite Yosemite d'ouest en est pour nous rapprocher de Bodie, une ville fantôme abandonnée après la ruée vers l'or, et que nous voulons aussi visiter. Nous trouvons un bon motel tout près de Bodie, où nous croisons une autre famille française en vacances (des profs expatriés en Polynésie... Décidemment, l'éducation nationale est partie à la conquête du Pacifique!).

Le lendemain, nous arrivons parmi les premiers à Bodie pour découvrir ce que fut une ville de l'ouest il y a un peu plus d'un siècle. La ville est très bien conservée, et on s'attend à voir sortir les cow-boys des saloons.
 

Ensuite, nous regagnons le parc Yosemite et nous arrêtons à Tulomne Meadows, où nous avons repéré la veille une ballade sympa. Nous mettons donc (une dernière fois ?) nos chaussures de marche et partons pour 3 miles à l'assaut de Lembert Dome, au travers des superbes forêts de pins du parc.

Après cette marche, nous retraversons le parc, vers le sud cette fois. Juste avant la sortie, nous effectuons un petit détour pour découvrir les fameux Sequoia Géant et convenir qu'on ne pourrait pas en mettre un dans notre jardin...
 

Une fois sortis du parc, nous partons vers le sud. Les français rencontrés au motel de Bodie nous ont informés que la route côtière entre San Francisco et Los Angeles est fermée en plusieurs endroits, à cause des feux de forêts. Encore une fois, nous changeons d'itinéraire et décidons de renoncer à Carmels et Monterey, pour filer directement vers Santa Barbara.

Nous nous arrêtons pour la nuit dans la belle ville de Fresno (nous n'y avons vu que des motels et des fast-foods), et arrivons le mercredi après-midi à Santa Barbara : grande plage, rue principale bordée d'une multitude de cafés, restaurants, et boutiques en tous genres et un excellent restaurant de fruits de mer au port, mais qui se mérite : une heure d'attente pour avoir une table, et c'est apparemment la même chose tous les soirs.

Nous passons 48 agréables heures à Santa Barbara, dans un motel face à la plage, avec une piscine et plein de mexicains bruyants dedans.

Le vendredi, nous partons vers le sud. Nous repassons Los Angeles et, sur la route de San Diego, nous nous arrêtons à San Clemente. Séquence souvenir, Christine est venue ici il y a 25 ans passer 3 semaines dans une famille. Elle a conservé l'adresse, et nous retrouvons très vite la maison de sa jeunesse californienne. Malheureusement, sa famille d'accueil a depuis déménagé. Nous nous lançons dans une véritable enquête policière pour retrouver la famille Leste, d'abord au Post Office (fermé), puis sur internet (nous retrouvons les noms de tous les membres de la famille, mais ni téléphone ni adresse) et enfin chez un agent immobilier dont le fils, nous a-t-on affirmé, a jadis fréquenté la jeune fille de la famille (qui doit maintenant avoir quarante ans, elle aussi) ! Malgré tous ces efforts, nous n'arriverons pas à remettre la main sur Larry, Mary et leurs enfants.

Nous ne regrettons cependant pas les 24 heures que nous passons à San Clemente. C'est une petite ville de vacances, avec une grande plage et le traditionnel Pier. Antoine retrouve les joies du Bodyboard (c'est comme le surf, mais on reste couché sur la planche), qu'il avait découvert à Sydney. Nous y avons trouvé un bel appartement qui se loue à la journée, face à la plage, et pour moins cher qu'un motel moyen. Au dernier moment, nous essayons de prolonger notre séjour, mais l'appartement est déjà loué.
 

Nous partons alors pour la dernière étape californienne, San Diego. De toute façon, on ne peut pas aller beaucoup plus loin, on est à quinze miles du Mexique. Après nous être perdu à l'arrivée (il y a 72 sorties sur l'autoroute), passé plus d'une heure dans les bouchons (c'est samedi, et c'est l'heure où les américains quittent les plages), nous atteignons Pacific Beach, un quartier au nord de San Diego et, comme son nom l'indique, en bord de plage.

Le lendemain, Antoine et Garance essaient de se remémorer ce qu'ils ont appris à Bali (et un peu en Australie) et reprennent une leçon de surf. La passion leur revient !
 
 

Le lendemain, nous partons passé la journée au Sea World de San Diego. Un véritable zoo, avec ours polaires, otaries, pingouins, morses et d'autres plus rares, tels les belugas.

Nous y voyons surtout les exhibitions avec les dauphins et les orques, vraiment impressionnants.

En fin d'après-midi, nous reprenons la voiture et repartons vers Los Angeles, où nous prenons un vol le lendemain matin pour Chicago. Nous passons notre dernière nuit en Californie dans un motel près de l'aéroport.

Ainsi s'achève le mois et demi que nous avons passé dans l'ouest américain, dont la moitié en Californie. De notre tour du monde, ce sera la plus longue période sans prendre l'avion !

Nous avons tous aimé cette région et le mode de vie des américains. La Californie est vraiment une région où nous viendrions volontiers vivre : le climat, l'océan, les grands espaces, tout y est. Mais contrairement à ce qu'on entend la plupart du temps, nous avons tous préféré Los Angeles à San Francisco.

Pour autant, les Etats-Unis ne seront pas forcément le pays que nous aurons préféré faire pendant ce tour du monde. C'est sûrement trop proche de la France, on s'y sent un peu trop en terrain connu. Il y manque le parfum « d'ailleurs » que nous avons adoré au Laos, à Bali ou Amérique du sud.



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7/07/2008 - Du Wyoming à l'Oregon
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San Francisco, le 3 juillet 2008

Nous atteignons Jackson, au nord-ouest du Wyoming, le samedi 21 juin en milieu d'après-midi. Cette ville marque la porte sud du parc national de Grand Téton, ainsi nommé par des trappeurs français qui fantasmaient sur le sommet des montagnes...

Nous dépassons un peu Jackson pour trouver un camping plus près du parc. Celui que nous dénichons n'est pas terrible et, comme souvent, horriblement cher. Les villages aux alentours ont tous des airs de station de ski (ce qu'ils sont en hivers).

Nous passons le dimanche à visiter le parc. Pour nous mettre en jambe avant Yellowstone, nous partons pour une petite ballade de 4 miles, ce qui fait râler les enfants. Nous espérons voir un ours, en vain. Nous nous contentons des paysages, ce qui n'est déjà pas mal.
 

 

Grand Téton est situé à environ 50 miles au sud de Yellowstone, où nous arrivons lundi midi. Yellowstone est le plus grand, l'un des plus anciens et surement le plus connu des parcs américains, et à juste titre. Au milieu des montagnes rocheuses, il cumule des paysages sublimes, une très forte activité géothermale (la moitié des geysers de la planète sont ici) et la possibilité de voir de très nombreux animaux sauvages.

 

Nous consacrons le premier après-midi à faire le sud-est du parc, le long du lac Yellowstone. Ici, c'est un peu comme un Safari : on roule, et quand on voit un attroupement de voiture, c'est qu'il y a un animal à voir !

Sauf que les LandCruisers sont remplacés par des gros Pick-up (ou par des campings-car !) et que les lions, les éléphants et les girafes sont remplacés par des ours, des loups et des bisons.

Au cours de notre séjour à Yellowstone, nous verrons aussi des cerfs, des élans et des castors.

 Le soir, nous nous arrêtons dans un des campings du parc. Depuis Monument Valley, nous avons perdu environ 30° et les nuits sont vraiment froides ! Il y a encore des plaques de neige un peu partout, et la première tâche des enfants en arrivant au camping est de trouver du petit bois pour allumer le feu de camp.

En discutant avec nos voisins (une famille de Boston), nous décidons de changer l'itinéraire pour la suite du voyage : au lieu de prendre la route la plus directe pour rejoindre la côte Pacifique, ce qui nous oblige à traverser les hautes montagnes de l'Idaho, nous prendrons la route la plus rapide, c'est-à-dire l'autoroute qui contourne ces montagnes par le Nord via le Montana, l'Idaho puis Washington.

En deux longues journées de route, nous pourrons ainsi être à Portand et avoir plus de temps pour descendre la côte de l'Oregon.

Du fait de ce nouveau parcours, nous aurons ainsi traversé les dix états de l'Ouest américain.

Le mardi, nous partons pour une longue randonnée de 14 kms. Il faut croire que les américains sont feignants, parce que malgré le monde qu'il y a à Yellowstone (nous sommes en début de haute saison, et il y a déjà foule sur les routes du parc), nous ne croiserons pas un seul autre randonneur de la journée ! Nous avons l'impression que le parc nous est réservé. On se sent très loin de toute vie humaine !

Coté vie animale, nous sommes un peu déçu de ne pas croiser d'ours : on nous a tellement mis en garde contre ce type de rencontre qu'on espérait bien y être confronté. Nous nous contentons d'un petit animal curieux qui nous observe le temps de notre pique-nique, et d'un cerf qui a servi de déjeuner à un ours quelques jours plus tôt.
 

Le mercredi, 3ème et dernier jour à Yellowstone, nous consacrons la journée aux geysers et autres sources d'eau chaude. Nous allons d'abord à Mammoth, au nord du parc, où on trouve ces terrasses minérales.

Puis, nous partons au sud-ouest où nous concluons la journée par « Old Faithful », le plus célèbre geyser du parc, aussi prévisible qu'un métronome : en fonction de la durée et de l'intensité de la dernière éruption, l'heure de la suivante peut être déterminée à la minute près.

Jeudi et vendredi, nous roulons : 850 miles (1360 kilomètres) en deux jours. La première journée, une immense forêt de pin occupe sans discontinuer les deux côtés de l'autoroute, sur plus de 600 kilomètres !

Notre séjour américain nous aura permis d'approfondir notre connaissance du monde merveilleux du camping. Avec notre camping-car de 10 mètres de long, nous avions cru au départ que nous allions être les rois du monde. C'était sans compter la folie des grandeurs des américains. En fait, quand nous arrivons dans un camping, nous avons la plupart du temps l'impression d'être en Twingo. A part nous, il y a deux types de campeurs américains :

  • le couple de retraité qui a un bus gigantesque aménagé en camping-car. Souvent, le bus tracte une voiture (genre petit 4x4), qui sert à aller faire les courses quand le bus est installé dans le camping. L'aménagement du bus est d'un tel luxe que, à coté, les chambres du Carlton ressemblent à celles d'un Ibis. Quand les retraités ne sont pas à coté de leur palace roulant, on les reconnait à leur chien (genre Yorkshire).
  • la famille de la classe moyenne. Monsieur tracte l'immense caravane avec son Dodge Pick-up V8, pendant que Madame tracte les Jet-ski ou le bateau avec la deuxième voiture (monospace ou SUV). Coté chiens, ceux là préfèrent les dogues allemands ou quelque chose qui y ressemble.

Les campings aux US sont assez différents de ceux de Nouvelle-Zélande et, à notre avis, plutôt moins bien. La taille des véhicules, et le fait qu'il y ait souvent « l'eau courante » (la plupart des places de camping sont équipés d'une arrivée d'eau et d'un « tout à l'égout », auxquels on peut relier le camping-car), font que les parties communes sont beaucoup moins développées. Les gens font la vaisselle et prennent leurs douches dans leur véhicule. En NZ, chaque camping possède une grande cuisine commune où nous faisions la vaisselle. Aux US, il n'y en a jamais.

Vendredi soir, nous arrivons à Portland, dont nous visiterons rapidement le centre le lendemain matin. C'est assez mort (forcément, un samedi...) et ce n'est pas très pratique de se promener en ville avec notre camion. Nous repartons donc vite pour atteindre Astoria, point le plus au nord de la côte de l'Oregon. A partir de là, nous allons passer 5 jours à longer le Pacifique pout atteindre San Francisco, 800 miles plus au sud.

Les deux premiers jours, les immenses plages se succèdent, entrecoupées de promontoires posés là pour nous permettre de profiter de la vue.

 

Un peu avant Florence, des colonies de lions de mer vivent à longueur d'années sur des plates-formes inaccessibles aux hommes (ci-dessous), et dans une immense grotte transformée en une sorte de « Loft » animalier, où les cars de touristes japonais peuvent jouer les voyeurs et observer tranquillement les mammifères marins se prélasser sur leurs rochers.

Chaque soir, nous reprenons le même rituel : recherche d'un camping qui ne soit pas complet, ramassage du petit bois, viande grillée sur le feu et partie de tarot.

Après Florence, pendant 50 miles, on ne trouve que d'immenses dunes de sable. C'est le royaume des Buggys et des Quads. Comme on ne peut monter qu'à 3 dans le buggy, nous louons aussi un Quad pour Antoine et nous partons sur nos deux engins pour une heure d'amusement entre les dunes et la plage. Cool.

Le mardi, nous arrivons à Gold Beach, dans le sud de l'Oregon. Ici l'attraction locale consiste à remonter la Rogue River sur des Jet-boat surpuissant - le notre possède 3 moteurs de 400 chevaux. Nous nous plions à la coutume et remontons 64 miles sur la rivière en un peu plus d'une heure trente (autant pour le retour). Cela nous permet d'admirer la beauté de la région, de voir de nombreux aigles et autres oiseaux qui habitent les berges de la rivière, et de nous amuser à l'occasion des multiples « 360 » que le pilote exécute tout au long du trajet. Nous sommes par contre un peu déçu par les sensations que nous nous attendions à ressentir - les  1200 CV sont très loin d'être utilisés, et la ballade est un peu pèpère.

Nous partons ensuite pour rejoindre San Francisco, où nous arrivons mercredi après-midi. En chemin, nous avons traversé les magnifiques forêts du nord de la Californie, où les arbres semblent faux tellement ils sont immenses.

Ce matin, nous avons rendu notre camping-car.
L'erreur bête de Monument Valley (cf article précédent) nous coûte cher : 800 $ ! Nous ne sommes peut-être pas faits pour le camping...

Une fois débarrassé de notre camion, nous filons à l'aéroport pour récupérer notre nouvelle voiture, puis nous rejoignons le centre de San Francisco. Nous avons déjà aperçu la baie hier, et maintenant nous avons hâte de découvrir la ville. Il n'y a que Christine qui la connait déjà - elle y est venue il y a 25 ans !



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26/06/2008 - En remontant le Colorado
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Yellowstone, le 24 juin 2008

Bon anniversaire Oscar !

C'est donc parti pour notre seconde aventure de camping-cariste. Cette fois, nous avons vu les choses en grand : 29 pieds de long - soit 8,7 mètres, 1,2 mètres de plus qu'en Nouvelle-Zélande.

Nous en prenons possession le jeudi 12 juin en début d'après-midi, à Las Vegas. Après l'arrêt obligatoire au Wal Mart pour remplir les placards et le frigo, un second arrêt au McDo pour remplir les estomacs, nous quittons Las Vegas et partons dans le désert, direction le Grand Canyon. Au bout de quelques kilomètres, nous passons du Nevada à l'Arizona. La route est déjà superbe. Nous passons notre première nuit dans le camping-car à Kingman, ville quasi-fantôme sur la route 66.

Le lendemain, nous terminons les 300 miles qui séparent Las Vegas du Grand Canyon. Nous nous installons dans un des campings du parc. Nous comprenons vite que, comme en Nouvelle Zélande, le camping sauvage est quasi impossible aux Etats-Unis, en tout cas près des grands parcs. C'est d'autant plus dommage que certains d'entre eux (et c'est le cas au Grand Canyon) n'ont aucun équipement mis à part l'emplacement pour faire un feu et une table de pique-nique (pas d'électricité, pas d'arrivée d'eau, etc.). Tous les inconvénients des campings sans les avantages.

A peine arrivés, nous partons à pied découvrir le grand canyon. La première vision est assez impressionnante. Le premier mot qui vient à l'esprit (et il s'applique aussi aux autres paysages que nous verrons durant notre périple dans l'ouest américain), c'est « grandiose ». C'est profond, très large et très long. On voit le paysage à plus de 100 kilomètres.

Après une première ballade le long du bord du Canyon, nous partons le lendemain matin sur un chemin qui descend vers le fond du Canyon, mais nous nous arrêterons à la première étape de la descente. Le Canyon, c'est le contraire de la montagne : on commence par le plus facile, et après on doit remonter ! Evidement, nous nous sommes débrouillés pour entamer la remontée à l'heure la plus chaude de la journée, et il fait très chaud ici.

Durant tout notre séjour dans l'Arizona et dans l'Utah, nous ne pourrons nous empêcher de penser aux décors du désert Australien : terre rouge, végétation rare et très sèche, température caniculaire. La différence, c'est le relief américain qui contraste avec l'immensité plate du bush australien.

Le samedi après-midi, nous partons pour un baptême : notre premier vol en hélicoptère.

Vu d'en haut, le décor est encore plus impressionnant, et ces 50 minutes resteront longtemps gravées dans nos mémoires.

Comme en Nouvelle Zélande, nous nous apercevons que nous n'aurons pas le temps de tout faire pendant nos 3 semaines de camping-car. Pourtant, vu d'hélicoptère, on se dit que la descente du Colorado (minimum 3 jours, maximum plusieurs semaines) doit être une expérience extraordinaire. Une idée à retenir pour une prochaine fois ?

Le soir, nous avons la visite de deux petites filles de 8 et 9 ans (Madison et Britney) qui viennent proposer de jouer avec Garance. La communication est un peu difficile, mais elles finissent par se lancer dans une partie de 7 familles auxquels les américaines ne comprennent rien, d'autant que le jeu a été acheté en Polynésie et que les noms des familles sont imprononçables pour elles.

Le dimanche, nous quittons Grand Canyon pour rejoindre Page, au bord du lac Powell. Le lac Powell est un immense lac artificiel né d'un barrage sur le Colorado. Sur plusieurs dizaines de kilomètres, il inonde ainsi les profonds canyons du Colorado et de ses affluents. Le lac est devenu est destination prisée pour les américains qui louent un bateau pendant une semaine et peuvent naviguer dans  les méandres du lac sans presque jamais croiser personne.

Le lac est situé en limite de la réserve Navajo, sur la frontière entre l'Utah et l'Arizona. Au sud, c'est un désert de sable et de rocher sur laquelle rien ne pousse. Au nord, plusieurs parcs nationaux qui semblent plus beaux les uns que les autres, mais dont la visite nécessite une certaine préparation : seuls 20 visiteurs y sont autorisés par jour ! Dix sont proposés sur Internet (complet 4 mois à l'avance) et dix font l'objet d'un tirage au sort chaque matin, parmi ceux qui se sont présentés à l'entrée du parc. Pour nous qui n'avons anticipé que la location du camping car et ne planifions jamais à plus de 24 heures en avance, cela limite un peu les possibilités. De plus, ces sites sont dénués de toutes infrastructures, ne sont souvent accessibles qu'en 4x4 ou par des randonnées de plusieurs jours. Bref, on ne décide pas d'y aller du jour pour le lendemain. Nous laissons donc de coté le Grand Straircase-Escalante National Monument et les Vermilion Cliffs, cela sera pour la prochaine fois.

A l'intérieur de la réserve Navajo, nous partons visiter les deux parties d'Antelope Canyon (Upper et Lower), ce qu'ils appellent ici des « slot Canyon ». Ce sont des canyons profonds de plus de 10 mètres, dont le fond est un chemin qui va de trente centimètres à plusieurs mètres de large, mais dont le sommet n'est constitué que d'une fine rayure de quelques dizaines de centimètres (parfois moins). Cela donne des couleurs assez incroyables, et nous passons plusieurs heures à arpenter ces canyons.

  

Nous avons un peu hésité à louer un bateau pour passer une journée sur le lac. Mais nous avons finalement opté pour une « croisière-diner » qui nous permettait de profiter un peu du lac au moment du coucher de soleil, sans nous bloquer toute la journée.
 

Le mardi 17 juin, nous continuons notre périple et repartons vers le nord-est, en nous enfonçant dans la réserve Navajo et en rejoignant Monument Valley, au sud-est de l'Utah. Nous arrivons en fin d'après midi (en plus, il y a une heure de décalage avec l'Arizona) et rejoignons directement le camping. Le soir, pour nous mettre dans l'ambiance, les propriétaires diffusent un des nombreux films de John Ford avec John Wayne tournés ici : « The Searchers » (après quelques minutes de projection, nous comprenons qu'il s'agit de « La prisonnière du désert »).

Même si nous sommes en territoire indien, John Wayne est le véritable héros du coin. Tous les magasins sont recouverts de photos de lui, il a son musée et d'innombrables « produits dérivés » à son effigie. Les enfants, qui n'avaient aucune idée de qui était John Wayne avant cette soirée, ont un peu de mal à comprendre la Wayne-mania qui règne ici.

Le mercredi, la journée commence mal. Alors que Laurent braquait pour quitter le camping, il ne réalise que trop tard que notre camping-car fait 10 mètres, et que donc l'arrière commence par pivoter sur la gauche avant de suivre le reste du véhicule vers la droite. Le pare-choc attrape au passage la colonne sur laquelle sont fixées les prises électriques du camping. Match nul, le pare choc et la colonne plient mais ne se rompent pas. Le genre de petite erreur qui va nous couter la caution du camping car...

Désireux d'oublier au plus vite l'incident, nous rejoignons le « Monument Valley Navajo Tribal Park » où nous nous retrouvons en plein dans les décors du film d'hier.

Pour continuer à nous identifier au grand John, nous décidons d'utiliser le moyen le plus adéquat pour visiter le parc : le cheval. Christine, un peu réticente au départ (ce n'était pas prévu, et une ballade à cheval nécessite une certaine préparation psychologique), est finalement partante, et c'est elle qui reviendra la plus emballée.

Les dix premiers mètres se passent bien, puis le cheval de Laurent décide qu'il faut être fou pour aller se promener en plein soleil, à midi, au milieu du désert. Il commence par essayer de faire demi-tour puis, devant le refus de son cavalier, se cabre. Pendant que Laurent git les fesses par terre (un peu vexé quand même de voir ses talents de cavalier remis en cause), le cheval part tout seul un peu plus loin, histoire qu'on ne puisse pas le rattraper.

Le temps de prendre un autre cheval, nous partons sur les traces des Westerns des années 50, avec nos beaux chevaux « Mustang » et nos vraies selles de Cow-boys. Nous revenons enchantés. De l'avis général, c'est une des plus belles ballades de notre tour du monde (les enfants en ont fait 5, Laurent 4 et Christine 3). Monument Valley est le paysage qui nous a le plus impressionné parmi ceux que nous avons fait entre l'Arizona et l'Utah.
 

Après la ballade, nous partons directement vers Moab, à environ 130 miles au nord. Comme Page, Moab est entouré de sites plus impressionnant les uns que les autres, et il faudrait rester plus d'une semaine pour tout voir. Là encore, nous devons faire des choix qui sont dictés par des questions de planning et d'équipements (pas de 4x4, et pas la possibilité de partir 3 jours en randonnée).

Nous ne verrons donc de Canyonlands que la vue incroyable que l'on a de Dead Horse Point (en bas, c'est le Colorado).

Ce décor nous a beaucoup plus impressionné que le Grand Canyon. On ne s'en rend pas compte sur la photo, mais cette vue de canyons sur plusieurs niveaux s'étend à l'infini.

D'une façon générale, les campings US nous semblent moins bien que leurs homologues néo-zélandais, mais il y a presque toujours un emplacement pour faire du feu avec une grille au-dessus. Les enfants sont devenus maître dans l'art de ramasser du petit bois, et le barbecue devient quasi-systématique pour le diner.

 Nous prenons une journée pour visiter Arches Park. Comme son nom l'indique, le parc abrite nombres d'arches de pierre que l'érosion a creusées dans les roches ocres que l'on retrouve tout le long du Colorado, que nous suivons maintenant depuis plus de 1000 kilomètres.
 

Vendredi 20 juin, nous quittons Moab pour la longue route qui doit nous conduire au Wyoming. 550 miles à faire en deux jours.

Nous commençons la première journée de route en suivant les gorges étroites du Colorado, et nous la finirons dans les montagnes verdoyantes du Wyoming. Le contraste est saisissant. Entre les deux, nous faisons une incursion au Colorado où nous nous arrêtons le temps d'un déjeuner à Grand Junction. C'est une ville typiquement américaine, c'est-à-dire que ce n'est pas une ville mais une autoroute entourée de parkings gigantesques et de centres commerciaux avec leurs inévitables Food-Court.

Nous terminons ainsi la première partie de notre circuit dans l'ouest américain, où nous avons arpenté le nord de l'Arizona et le sud de l'Utah. Pour en faire vraiment le tour, il faudrait 3 semaines et nous n'y avons consacré que 8 jours. Malgré tous ceux que nous avons déjà vus, nous avons été bluffés par les paysages de cette région, à commencer par Monument Valley, Canyonlands et Antelope Canyon.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le camping-car n'est pas le meilleur moyen de lier des contacts. On roule beaucoup (les distances ici sont énormes). Une fois arrivé, on mange, on joue aux cartes ou on regarde une vidéo en famille. Les restaurants sont souvent un lieu privilégiés de rencontre, mais nous ne les fréquentons presque plus maintenant que nous avons la possibilité de faire notre propre cuisine. D'autre part, les américains qui fréquentent les campings ne sont pas toujours les plus intéressants...

Malgré cela, nous aurons fait de belles rencontres et nous sommes toujours surpris par l'a priori très favorable pour les français. Il ne faut décidément pas croire ce qu'on raconte à la télé. Tous les américains que nous avons croisés-  y compris ceux qui se promènent avec la bannière étoilée dressée sur la caravane et l'autocollant « Vote for McCaine » sur la vitre arrière, et que l'on peut supposer « républicain tendance favorable à la guerre en Irak » - se sont montrés bienveillants et plutôt sympas.



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